"Oh ma musicienne. Parfois, lorsque l'on brise le cycle, on trouve quelque chose de mieux, quelque chose d'inattendu certes, mais cela ne signifie pas pour autant que nous ayons changé"

Catégorie : Extraits

Extrait “Chroniques Antiques” Livre I

Préface
À l’aube de tout se trouvait Chaos, né de l’explosion de
pierres nommées météorites à travers l’immensité de
l’univers. Autour de lui naquit l’arbre cosmique nommé
Yggdrasill représentant l’axe de l’univers, le protégeant au
creux de son tronc.
Yggdrasill reliait les neuf galaxies de par ses branches, et
ses trois racines menaient aux trois mondes.
La première naissait dans la source d’Hvergelmir,
représentant l’amour entre les êtres vivants. La seconde,
dans la fontaine de Mimir, représentant la sagesse du
monde ; et la troisième atteignait le puit d’Urd en Asgard.
Lorsque Chaos ouvrit les yeux pour la première fois, il
était devenu un beau jeune homme, fort et au cœur pur. Il
ne vit que des terres sans vie à travers les visions lui
parvenant des branches d’Yggdrasill. En ce temps-là, les
galaxies débutaient leur existence. Alors, Chaos mit au monde
six enfants : deux filles puis quatre fils.
Nyx, issue des ténèbres, devint la déesse de la nuit. Elle fut suivie
de son jumeau Erèbe, le jour. Sa sœur Gaïa, engendrée d’une
feuille de l’arbre cosmique, devint la déesse de la nature.
Tartare fut créé de la terre d’Asgard, Abysses, des eaux
profondes, et Éros naquit de la source d’Hvergelmir.
Chaos semblait fier de ses enfants mais les galaxies lui
semblaient mornes et vides, alors Gaïa les parcouru et créa
les arbres, les fleurs, les animaux, les insectes et la vie
microscopique. En ce temps-là, il n’y avait point
d’humains à travers le cosmos. Chaos s’installa au cœur de
la première galaxie nommée Ebiten, où se trouvait Asgar,
et y créa Arcadie. Dans la seconde galaxie du nom de

Thanatos, il créa l’Olympe sur la planète Terra, dont
l’atmosphère semblait la plus propice à la vie. Puis,
parcourant l’immensité de l’Univers, il engendra le Meru
et bien d’autres lieux mythiques.
Chaque galaxie se trouvait rattachée au tronc d’Yggdrasil et,
se chevauchant, leurs couches temporelles étaient reliées
au réel des mortels. Mais Chaos se sentait bien seul…
Alors Yggdrasil mit au monde ses frères et ses sœurs :
Odin, Abuk, Mamiwata, Olorun, Akhsobya, Ré et bien
d’autres. Ils grandirent ensemble paisiblement tandis que
sur Terra, soixante-cinq millions d’années s’écoulèrent ; car
les univers et les galaxies se superposaient, tels des voiles
invisibles, et chacun d’eux évoluait à son rythme. Alors,
des racines d’Yggadrasil surgirent les premiers humains et
les sources d’ambroisie donnant aux divinités
l’immortalité.
Bientôt la réalité des uns devint les mythes des autres.

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Enfant de la prophétie
Terra
Quelque part dans les territoires nordiques…

Il faisait extrêmement froid cet hiver-là, au cœur des territoires du Nord. Une tempête de neige particulièrement féroce faisait trembler le toit des chaumières et chacun restait au chaud près du feu. De rares rayons de soleil transperçaient les flocons tombant au sol, et au centre de cette tempête marchait une jeune femme. Sa chevelure rougeâtre semblait étinceler et une
aura dorée émanait d’elle. Elle portait tout contre elle un tas de couvertures dégageant une douce chaleur, en son sein dormait paisiblement un nouveau-né. Bientôt elle parvint à l’orée des bois et s’avança au cœur de la forêt
vers un petit village isolé où aucun humain n’aurait osé s’aventurer. La neige se mit à tomber dru, mais rien ne pouvait l’arrêter. Tout contre elle, elle serra davantage l’enchevêtrement de couvertures brodées au fil d’or.
Quelques heures plus tard, assise près d’un feu de bois dans une petite maison de pierre et de chaume, la jeune fille tendit les larmes aux yeux ce qu’elle avait de plus cher à une femme du nom de Hild.


– N’aie crainte, ton enfant sera en sécurité. Quiconque
tente de pénétrer dans l’antre des valkyries le paie
de sa vie.
– Promets-moi de la protéger au péril de ta vie et que
jamais quiconque ne lui fera du mal jusqu’à que je
puisse enfin revenir auprès d’elle.
– J’en fais le serment.

La jeune femme quitta le village le lendemain, bravant de nouveau la tempête et atteignit bientôt l’arbre de la vie, Yggdrasil, pour rejoindre la demeure qui était sienne : Asgard. Elle souffrait de la perte de son enfant mais elle craignait bien plus la colère de Thor !
Si jeune, si faible, si naïve…
Ainsi deux années s’écoulèrent, l’enfant grandit choyée et aimée par le peuple valkyrie, faisant ses premiers pas au cœur de la forêt sacrée. Mais non loin de là, une menace pesait…


Deux ans plus tard
Terra
Mer Tyrrhénienne

La mer était calme. Au loin, un étrange navire voguait sur les flots. À son bord un homme cruel et vil observait l’horizon, son nom était Vanarok III. Pilleur des mers et tueur sanguinaire, le pirate se tenait droit comme un
pic, le sourire aux lèvres. Un homme s’approcha de lui d’un pas hésitant.


– Maître, ne craignez-vous pas leur gourou ?
– Je suis Vanarok le grand, rien ne saurait m’effrayer, pas même ces harpies. Leur progéniture me vaudra des tas d’or et de pierres précieuses.
– Mais ce sont des valkyries, elles sont les guerrières d’Odin !

Vanarok se tourna vers son matelot et lui assena un violent coup.


– Comment oses-tu douter de moi ?! lança-t-il à l’homme prostré et en sang à ses pieds. Aucun dieu ne me fait peur !

Soudain, semblant sortir des profondeurs du navire, les pleurs d’un très jeune enfant s’élevèrent.


– Faites taire cette chose ! hurla Vanarok.

Le matelot se releva avec difficulté et prit la direction des cales. Bientôt, le navire longea les côtes de Carthage et pénétra dans la Méditerranée, prenant la direction d’Alexandrie où l’homme comptait se rendre au marché aux esclaves. Non loin de là, posée sur un rocher, une jeune fille peignait ses longs cheveux dorés quand les pleurs d’un nourrisson attirèrent son attention. Les cris de détresse de l’enfant l’amenèrent jusqu’à un navire à l’air sinistre. Plongée dans une rage folle, Eurybie, ainsi se nommait-elle, déclencha une tempête qui brisa le bateau en mille morceaux et, n’écoutant
que son cœur, emporta le couffin loin du malheur qui l’attendait. Puis, se rapprochant des terres, elle le laissa voguer vers un meilleur destin…

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Bribe 3

Elle se sentait prête à soulever des montagnes s’il le fallait

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Bribe 2

©”Timéo prit son épée et les brisa, ainsi les deux amis se retrouvèrent et partirent ensemble à bord de la Néféloma. Mais la présence des hommes rendaient mal à l’aise la jeune fille après tout les sévices qu’elle avait subit et Timéo prit la décision de la confier à une amie sur une île lointaine, qui, il le savait, l’aiderait à faire face à tout cela. “

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“À l’époque où furent séparés Ornela et Robin naquit une jeune déesse dont l’esprit complexe la rendait unique au monde. Elle était la Fille d’Hestia et Héphaistos. Lorsque Zeus apprit sa naissance, il entra dans une telle colère que toute l’Olympe en trembla. Malgré les supplices d’Hestia, il ne voulut rien entendre et renia l’enfant, refusant qu’elle grandisse parmi sa progéniture. Ainsi, elle grandit sur Terre auprès d’une nourrice douce et aimante du nom de Glyka dans le village de Klaros, sanctuaire d’Apollon. Glyka était, avec son mari, éleveuse de loups. Celle-ci, ne produisant plus de lait, nourrit l’enfant avec celui des louves durant les cinq premières années de sa vie.”

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