L'univers de Yoru

Rien n'est plus enivrant que coucher sur le papier l'enchantement des mots

Catégorie : Voyage littéraire

De l’amour d’une saga …

Ou comment devenir fan !

L’aventure commença il y a fort longtemps. Je me souviens de la première fois où j’ai eu dans les mains un ouvrage de J. Rowling.

Les deux premiers tomes étaient déjà sortis et ma grand-mère me les avait offerts car à l’époque déjà je travaillais auprès d’enfants, et elle pensait que je leur lirais !

Mais voilà, ils ont trôné un moment sur l’une des étagères de ma bibliothèque et j’ai honte de le dire mais je les avais oubliés… Du moins jusqu’au jour de la sortie du Prisonnier d’Azkaban !

J’ai de suite accroché au résumé et à la couverture, alors j’ai sorti du placard les deux premiers tomes et me suis lancée dans la lecture et là, je n’ai plus jamais décroché !

J’ai sûrement dû les lire des centaines de fois en français et en anglais, sans compter le visionnage des films (pour tout dire je connais les répliques presque par cœur) !

Au fil du temps, mon appartement est devenu la caverne d’Harry Potter, j’ai commencé par acheter tous les magazines puis les différents produits dérivés (bien que je sois encore loin de tout posséder).

C’est ainsi que j’en suis venue à écrire ma propre fanfiction !

Pourquoi cet engouement, me demanderez-vous ?

À mes yeux, cette saga est une immense leçon de vie, de morale et d’éducation civique !

  1. Une forte critique des “élites”

À travers le personnage de Dolorés Ombrage, l’auteur dénonce les actions gouvernementales qui régentent le peuple. En effet, dès que quelque chose la contrarie, celle-ci émet un décret. Les jeunes n’ont alors plus le droit de rire, de s’amuser, de se retrouver entre eux. Les professeurs ne peuvent plus enseigner comme ils le désirent et sont accusés de trahison voire virés sans le moindre sentiment. L’on fait ici face à un juridisme proliférant, interdisant quasiment de vivre, d’inventer, de contester. Poudlard n’est alors plus une école, mais un lieu d’enseignement sous la coupe d’une dictatrice tyrannique !

Johanne Rowling nous décrit d’un côté la famille Malfoy, qui finance le pouvoir et le contrôle par des pots-de-vin, d’un côté. Et de l’autre, Hermione représente le savoir et l’engagement, et les frères Weasley sont l’image de la créativité et de l’entreprise. En clair, le pouvoir de l’argent contre le peuple et ses valeurs humaines.

              2. Le courage face à l’adversité

Le héros du livre affronte le mal dès son entrée à Poudlard. Il endure les épreuves l’une après l’autre sans jamais se plaindre, même lorsque viendra pour lui l’heure de sacrifier sa vie pour mettre fin à celle de Voldemort. Toutes ces épreuves lui donnent la force de survivre et d’avancer jusqu’au moment fatidique.  L’auteur a voulu montrer que malgré les difficultés de la vie, on peut se battre et avancer si l’on est bien entouré ! Car oui, l’amitié est aussi la force de Harry !

                3. Une œuvre moraliste

Elle enseigne la passion de la vérité, le courage, mais aussi la solitude. Ils savent que la vraie bataille se mène seul, sans l’aide des adultes, et qu’ils doivent y faire face, comme dans la chasse aux Horcruxes. Ils se sentent si seuls face à cette tâche qu’ils en oublient un instant qu’ils sont tous les trois ensemble, qu’ils ont fait ce choix il y a longtemps, et se séparent.

Elle pose aussi le problème de la condition des créatures magiques comme les elfes, les centaures etc… Doivent-ils être considérés comme les humains, avec les mêmes droits à la liberté (ce qui ramène à mon sens aux droits des animaux, grand débat actuel, et pour ça je suis du côté d’Hermione) ?

               4. Un appel au pouvoir créatif et à la réflexion !

Les frères Weasley en sont le meilleur exemple. Peu consciencieux dans leurs études, ils sont doués d’une grande force de création qui ne demande qu’à s’exprimer dans un monde où la haine et le mal cherchent sans cesse à s’immiscer. En pleine guerre du bien contre le mal, ils restent le seul magasin ouvert du chemin de traverse car les gens ont besoin de rire, mais dans les tréfonds du mal.

Johanne appelle pour moi ses lecteurs à laisser leur imagination et leurs dons les guider alors même que nous vivons dans un monde terrifiant, étouffé par le capitalisme, les lobbys, le terrorisme, la manipulation médiatique et j’en passe. C’est en unissant nos forces et en suivant nos propres voies, sans se laisser influencer par la société moderne, que la jeunesse pourra changer les choses ! Car comme le dit si bien Dumbledore, nous avons une chose qu’ils n’ont pas : le nombre !

            5. Harry Potter règle son compte à la dictature et à ceux qui l’instiguent  !

L’ascension de Voldemort peut aussi bien être comparée à la montée du nazisme par son obsession de “sang pur” qu’au terrorisme à travers les actes des mangemorts !

Toutefois, Johanne Rowling insuffle l’espoir face à la dictature. En effet, Voldemort se retrouve peu à peu trahi par ses proches (bien qu’il soit un être solitaire et imbu de lui-même). Tout d’abord par Severus, lorsque celui-ci apprend que la femme qu’il aime depuis son enfance risque la mort ; par Queudver, qui a une dette envers Harry qui lui a sauvé la vie ;par Regulus Black, qui découvre son secret sur les Horcruxes et voit le mal en lui et sa façon de manipuler l’esprit des gens ; et enfin par Narcissa Malfoy, qui ne désire qu’une chose : retrouver son fils unique en vie. Comme quoi même le cœur le plus mauvais peut changer !

Je pourrais dire encore bien des choses sur la saga, comme le fait qu’elle soit gayfriendly (cf : l’idylle de Dumbledore et Grindelwald, son goût pour le tricot, etc.), sa critique des journalistes manipulateurs à travers Rita Skeeter…

Ce que la saga m’a enseigné :
  • Un grand savoir peut provoquer une grande douleur (Dumbledore)
  • On ne peut pas vivre sans amour (Voldemort)
  • Lire peut me sauver la vie (Hermione)
  • Ne jamais se fier aux apparences car elles peuvent cacher les plus belles choses (Hagrid)
  • Il y a des causes pour lesquelles on peut sacrifier sa vie, mais aucune ne vaut la peine de tuer (Harry)
  • On ne naît pas méchant, c’est ce que notre entourage nous enseigne qui définit notre vie (Draco)
  • L’obsession peut vous pourrir la vie et vous rendre complètement folle ( Bellatrix)
  • La curiosité peut avoir une grande utilité (M. Weasley)
  • La plupart du temps, ce dont on a besoin, c’est de rire (George et Fred)
  • L’audace est une chose importante (Ginny)
  • La mort d’Hedwige et de bien d’autres m’ont appris la douleur de la disparition d’un être cher
  • Si l’on veut voir dans le cœur des gens, il faut regarder comment ils traitent leurs inférieurs et non leurs égaux
  • Il n’y a rien de plus fort que l’amour d’une mère (rip Lily)
  • L’argent ne fait pas le bonheur (Les Malfoy)
  • Être différent fait de vous une personne forte et au grand cœur (Luna)
  • La plus grande difficulté dans la vie est de trouver qui l’on est réellement
  • Croire en soi vaut mille fois plus que de croire en la chance
  • Les êtres que l’on aime vraiment restent toujours dans nos cœurs
  • Les héros sont parfois cachés là où on ne s’y attend pas (Severus)
  • La loyauté
  • Le courage
  • La persévérance
  • L’entraide
  • L’écoute

Voilà, je pense avoir tout dit.

Take care

Yoru

 

 

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Le Monde de Sophie : un roman sur l’histoire de la philosophie à travers le regard d’une enfant !

Le Monde de Sophie

Cet ouvrage sur l’histoire de la philosophie fut écrit par Jostein Gaarder.

A travers cet ouvrage, l’on étudie de manière ludique la philosophie à travers les yeux d’une petite fille. Le roman est fluide et bien ficelé, mêlant cours et vie quotidienne de l’héroïne sur le point de passer de l’enfance à l’adolescence.

Il trône sur ma table de nuit depuis l’année de mes neuf ans et je l’ai offert à un nombre incalculable de personnes tout au long de ma vie.
Pour moi, ce livre représente un univers fascinant qui, dans ma tête de petite fille, m’a amenée à de nombreuses réflexions sur la réalité de la vie.
Il m’a fait prendre conscience de la préciosité de chaque être vivant sur cette planète, et de l’importance de la protéger tel un fragile joyau mis dans une main maladroite.
Il m’a aussi ouvert les yeux sur les défauts de notre espèce.

Je conseille vivement sa lecture, ne serait-ce que pour s’ouvrir de nouveaux horizons de réflexion sur des sujets très modernes malgré tout…

Take care.

Yoru

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Les misérables : chef d’oeuvre littéraire du 19e siècle

Cette œuvre fut publiée en 1862. Elle fut écrite par Victor Hugo, un de mes auteurs français favoris. J’ai lu cet ouvrage ( les 3 premiers tomes) à l’âge de dix ans et il a totalement bouleversé, dans mon esprit d’enfant, la vision de la vie que j’avais alors.
Je me sentais très proche de Cosette et de Gavroche. Je me suis d’ailleurs déguisée en Gavroche pour le carnaval de l’école cette année-là ( petite anecdote lol).

Victor Hugo y relate la vie miséreuse de cette époque à travers le destin de divers personnages gravitant autour de Jean Valjean, le protagoniste principal du livre, de sa sortie du bagne à sa mort.

L’œuvre  Les Misérables comporte cinq tomes.

Le tome 1, intitulé Fantine, comporte 5 livres (ou chapitres) :

_ Le juste nous conte l’histoire de Monseigneur Myriel, évêque de Digne, homme de grand cœur, qui s’est donné pour chemin de vie l’aide aux miséreux et qui d’ailleurs aidera Jean Valjean à prendre un nouveau départ.

_ La chute relate la sortie de Jean Valjean du bagne et les difficultés qu’il rencontre pour se réinsérer dans la société.

_ En 1817 nous décrit la vie parisienne de cette époque et présente le personnage de Fantine qui, à la fin du chapitre, devra faire face à l’abandon par son amant, alors qu’ils ont déjà un enfant.

_  Confier c’est quelquefois livrer. Ce chapitre se déroule 6 mois après le précédent. Il nous décrit la vie de Fantine et de sa fille Cosette, ainsi que leur lutte pour survivre au quotidien.

J’ai été très touchée par le personnage de Cosette, cette petite fille réduite en esclavage par le couple Thénardier qui détourne l’argent envoyé par sa mère dans le but de s’occuper d’elle.

_ Le descente. On y retrouve Valjean, qui se nomme désormais Mr Madeleine, en pleine rédemption. Il assistera à la mort de la jeune Fantine, qui lui fait promettre de veiller sur Cosette. C’est ainsi qu’il ira sauver la fillette. On y fait aussi la connaissance de personnages importants tels que les Thénardier, leur fils Gavroche (qu’ils ont abandonné) et Javert.

Le second tome est intitulé Cosette 

Il est divisé en deux parties : La bataille de Waterloo, antérieure au tome 1 et La vie monacale, consacrée à la traque de Jean Valjean, alternant les périodes d’accalmie avec Cosette (chez le père Fauchelevent) et les poursuites de Javert.

Le troisième tome est celui de Marius

L’action se déroule entre 1830 et 1832. Le père Fauchelevent est mort. Jean Valjean et Cosette, alors âgée de 15 ans, ont quitté le couvent. Le tome s’ouvre et se referme sur le personnage de Gavroche. Victor Hugo se lance dans une longue digression sur le gamin de Paris, âme de la ville dont la figure emblématique est Gavroche, fils des Thénardier, mais surtout garçon des rues.

On y découvre Marius, petit-fils d’un royaliste, fils d’un bonapartiste, qui choisit son camp à 17 ans, quitte son grand-père et fréquente les amis de l’ABC, groupe de révolutionnaires idéalistes, et côtoie la misère. Son destin croise celui de Cosette dont il tombe amoureux. Marius découvre ainsi que le sauveur de son père est un infâme bandit et que le père de celle dont il est amoureux se cache de la police.

Le quatrième tome porte le nom de : L’idylle rue Plumet et l’épopée rue St Denis

Le premier livre replace les évènements dans le contexte historique de la situation insurrectionnelle à Paris au début de l’année 1832. Ensuite se déroulent en parallèle plusieurs vies qui vont converger vers la rue de la Chanvrerie. D’abord le personnage d’Éponine, amoureuse déçue de Marius, ange du bonheur quand elle confie à Marius l’adresse de Cosette ou quand elle défend le domicile de celle-ci contre l’attaque de Thénardier et sa bande, ange du malheur quand elle cache à Marius la lettre de Cosette ou quand elle l’envoie sur la barricade.

Éponine, martyre de l’amour quand elle intercepte la balle destinée à Marius et qu’elle meurt dans ses bras.

Hugo renoue ensuite avec le parcours de Jean Valjean et Cosette depuis leur entrée au couvent du Petit-Picpus. On assiste à l’éclosion de Cosette.  Grâce aux informations d’Éponine, l’idylle entre Cosette et Marius peut reprendre rue Plumet, initiée par une lettre d’amour (un cœur sous une pierre) et se poursuit jusqu’au départ précipité de Jean Valjean et Cosette pour la rue de l’Homme-Armé.

Vient ensuite le personnage de Gavroche, gamin des rues, spontané et généreux, capable de gestes gratuits (la bourse volée à Montparnasse et donnée à Mabeuf, l’aide apportée à l’évasion de son père). On le découvre aussi paternel et responsable quand il recueille, dans l’éléphant de la Bastille, les deux gamins perdus dont il ignore qu’ils sont ses frères.

Tous les protagonistes de l’histoire, ou presque, convergent alors vers la rue de la Chanvrerie et la barricade de la rue Saint-Denis : les amis de l’ABC par conviction révolutionnaire, Mabeuf et Marius par désespoir, Éponine par amour, Gavroche par curiosité, Javert pour espionner et Jean Valjean pour sauver Marius.

Enfin vient le tome 5 : Jean Valjean 

C’est celle de la mort et de l’effacement. Mort des insurgés sur la barricade, qui a commencé à la fin du tome précédent par celle d’Éponine et de M. Mabeuf et qui se poursuit par celle de Gavroche puis par l’anéantissement de la barricade. Jean Valjean se situe comme un ange protecteur : ses coups de feu ne tuent personne, il se propose pour exécuter Javert, mais lui permet de s’enfuir et sauve Marius au dernier instant de la barricade.

On assiste ensuite au suicide de Javert et à l’effacement de Jean Valjean.

L’idylle entre Marius et Cosette se concrétise par un mariage. Jean Valjean s’efface peu à peu de la vie du couple, encouragé par Marius qui voit en lui un malfaiteur et un assassin. Marius n’est détrompé par Thénardier que dans les dernières lignes du roman et, confus et reconnaissant, assiste avec Cosette aux derniers instants de Jean Valjean.

À mes yeux, nous devrions tous avoir lu au moins une fois cette œuvre capitale qui ouvre les yeux sur la réalité de la vie, encore très d’actualité de nos jours !

 

 

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