Toutefois, la rencontre avec ma petite cousine Isis, bien qu’elle fut brève, me faisait remettre en question la personne que j’étais en mon for intérieur. Nous avions passé de bons moments ensemble, au fin fond de la bibliothèque de grand-mère. Isis m’avait fait découvrir un autre monde, loin de celui fort étriqué dans lequel j’avais grandi. Honnêtement, je n’avais jamais entendu avant cela que l’on puisse aimer différemment. Depuis ce jour, je ne cessais de me demander si, comme elle, je pouvais éprouver de quelconques sentiments envers la gente féminine.

Seulement voilà, mon esprit se trouvait si ancré dans le fait qu’une femme doit épouser un homme, que je ne cessais de me sentir honteuse d’explorer de telles idées dans ma tête de jeune fille.

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