L'univers de Yoru

Rien n'est plus enivrant que coucher sur le papier l'enchantement des mots

Étiquette : Ron Weasley

Chapitre 5 : Retour à Poudlard

Il était neuf heure du matin en ce premier septembre 1998 lorsque le réveil sonna dans la chambre du square Grimmaud.
Harry le chercha du bout des doigts et tomba sur sa baguette.

_ Accio réveil dit il avec une sorte de banalité dans la voix.

En quelques secondes celui ci arriva entre ses mains.
Le jeune homme s’étira, il allait se remettre au lit lorsqu’il se souvint qu’on était le premier septembre et qu’il avait rendez-vous sur la voix 9 ¾ à 10h30.
Kreattur frappa à la porte et entra.

_ Maître le petit déjeuner est servit. Le Maître désire t-il un café ?

_ Je préférerai un chocolat chaud s’il te plaît

_ Tout de suite Maître

 _ Kreattur ne peux tu donc pas m’appeler Harry comme tout le monde. Je ne suis pas ton Maître, je n’aime guère ce thème.

_ Désolé Maître Harry. J’appellerai le Maître Monsieur Harry s’il le désire.

_ Merci Kreattur c’est déjà mieux. Es-tu bien installé dans ta nouvelle chambre ?

_ Très bien Monsieur Harry. Kreattur aime ce que Miss Hermione a fait dans sa chambre. Kreattur remercie Monsieur Harry de lui avoir donner la chambre de Maître Regulus. Kreattur est très heureux.

_ Tu le méritais. Je vais aller me préparer et prendre mon petit déjeuner. J’aimerai que tu m’emmène à la gare tout à l’heure mais je ne peux pas me présenter avec toi dans cet état. Voilà de l’argent, c’est ta paye pour ce mois-ci. Va sur le chemin de traverse et achète toi de beaux vêtements. Tu ne peux pas garder ce vieux torchon sur toi. Prends tout ce dont tu aurais besoin.

_Mais Monsieur Harry, les elfes de maison ne portent jamais de vêtements, toujours un uniforme.

_ Et bien il est temps de changer les traditions ne crois-tu pas ? Donc prends tout ce qui te fait envie et si tu n’as pas assez, viens me voir et je te donnerais un peu plus.

_ Oui Monsieur Harry. Si cela fait plaisir à Monsieur Harry je porterais des vêtements.

L’elfe disparu en quelques secondes tandis que Harry déposait la vaisselle dans l’évier. La véritable raison qui avait pousser Harry à éloigner l’elfe fut l’arrivée imminente de Kingsley et Minerva.
Ils arrivèrent aux alentours de 9h10, ce qui laissa le temps à Harry de prendre une douche et enfiler son uniforme de l’école. Une insigne trônait sous le blason de sa maison, signifiant qu’il était le capitaine de l’équipe de Quidditch, il la portait avec grande fierté.
Ils lancèrent quelques sorts de protection du Ministère sur la maison et la rendirent de nouveau incartable en prononçant le sortilège de Fidelitas afin que personne en dehors des proches, ne sache où il vivait. Les cheminées furent bloquées hormis celle de Sirius reliée à Privet Drive.
Il fut aussi convenu que pour leur permettre d’étudier calmement, la cheminée du salon de square Grimmaud serait reliée à celle de l’ancien appartement de Minerva à Poudlard et ce avec l’accord du Ministère.
Étant directrice, Mc Gonagall bénéficiait désormais du logement allant avec ses nouvelles fonctions toutefois elle désirait rester la responsable de Gryffondor, sa maison de cœur. Le logement étant vaquant, elle prit la décision d’en laisser les clés à Potter et ses amis.
Minerva avait toujours considérer Harry comme le fils qu’elle n’avait jamais eut. Bien entendu elle se gardait bien de le montrer. Seul Dumbledore l’avait comprit. Lorsque tout fut finit, celle-ci emprunta ce chemin pour rejoindre Poudlard signifiant à Harry qu’elle déposerait la clé dans sa table de nuit.

 Harry l’avait trouvée très fatiguée et s’inquiétait pour elle.

En effet, son professeur était épuisée. Il lui avait fallut trouver de nouveaux enseignant et la tâche fut rude pour le poste d’Étude des moldus. Ce fut une jeune américaine du nom de Abby Perette qui décrocha son approbation. Elle avait vécu de nombreuses années parmi eux et leur avait même enseigné une matière nommée Littérature. Abby était une ancienne élève de Serdaigle qui avait poursuivit ses études dans une école moldue nommée Université. Aujourd’hui âgée de trente sept ans, elle se trouvait ravie de retourner dans son ancien établissement. 

 Kreattur revînt affublé d’un short rouge et d’un tee-shirt rose représentant un vif d’or. Il expliqua à Harry qu’il avait rencontrée Miss Luna dans la boutique de vêtements qui lui avait dit que cela irait très bien. Harry ne put s’empêcher de sourire. Son amie avait décidément des goûts très extravagants. Il monta chercher sa malle, sortit dans le jardin arrière et transplana en compagnie de l’elfe, ayant veiller à ce que sa cape les couvrent tout deux entièrement.
Lorsqu’ils arrivèrent sur la voie 9 3/ 4, il n’était pas tout à fait dix heure, personne ne se trouvait à l’horizon et cela l’arrangeait. Il prît un wagon dans la tête parmi ceux fermant à clefs, réservés aux préfets et aux responsables. Étant capitaine de l’équipe de Quidditch de Gryffondor l’accès lui en était autorisé, Ron et Hermione étant préfets en chef aussi. La cabine était spacieuse, ils pourraient y faire entrer leurs amis. Après avoir installée sa valise et sa chouette ( à laquelle il cherchait toujours un nom) ; il redescendit sur le quai pour attendre les autres. Hermione et ses parents se montrèrent aux alentours de dix heures et quart. Ils furent suivit de près par Dean, Seamus et Neville. Harry leur ouvrit la cabine et ils y attendirent les autres. Ron et Ginny furent pile à l’heure, eux aussi avaient transplaner. Celle-ci se dirigea vers Harry tandis que son frère rejoignit Hermione. Tous s’embrassèrent tendrement.

_ Hum Hum finit par faire Dean, nous sommes là, vous vous souvenez.

_ Désolées dirent Hermione et Ginny virant à l’écarlate.

 _ Hé les amis je suis là cria une voix de fille que tous reconnurent comme étant celle de Luna.

 Elle était encore accompagnée de ce mystérieux jeune homme qu’ils avaient vu tout l’été.

 _ Bonjour Luna comment va-tu ? Demanda Harry

 _ Bonjour, on ne peux mieux mais je crois que des joncheruines ont perturbés mon sommeil cette nuit. Papa me fait vous dire qu’il vous contactera pour prendre rendez-vous. Il n’osait pas vous déranger cet été et à peur que vous lui en vouliez encore.

_ On ne lui en veux pas Luna, nous comprenons tout les trois. Il ne cherchait qu’à sauver son unique enfant. La peur peux faire parfois agir les gens d’une façon qui ne leur ressemble guère. Nous répondrons à sa demande dans la mesure du possible.

 _ Merci Harry. Ah en fait, je vous présente Rolf Scamander. Je ne sais pas si vous vous souvenez de lui. Il est aussi à Serdaigle.

 _ Scamander comme le célèbre naturaliste interrogea Hermione.

 _ Euh oui c’est mon grand-père dit le garçon un peu gêné.

 _ Comment ce fait-il que je ne t’ai jamais vu à Poudlard en six ans ? J’ai lu presque tout ses ouvrages.

 _ Eh bien je voyageais beaucoup avec papa mais je suivais les cours par hibou volant. J’ai décidé de faire ma dernière année au château avec Luna.

 _ Alors tu n’es jamais aller là bas dit Seamus.

_ Si, lors de ma première année. Je suis resté jusqu’aux vacances de Noël. Je désirais revenir mais il a décidé de m’emmener avec lui à l’étranger, je revenais à la maison pour les grandes vacances.

_ Et tes BUSES tu les as passés comment ? Questionna Hermione très curieuse.

 _ Je suis revenue à l’école pour les passer, je te trouve bien curieuse. Ne serais-tu pas Hermione Granger ?

  _ Euh si dit la jeune femme étonnée. Comment connais-tu mon nom ? ( ce qui lui sembla une question bête après coup). 

_ Oh Luna m’a beaucoup parlé de toi ainsi que de Ron et Harry. Il semblerait que tu sois la plus grande sorcière de ta génération. Vous êtes ses meilleurs amis avec une certaine Ginny, normal qu’elle me parle de vous répondit-il.

 Les quatre amis firent un grand sourire à Luna, celle-ci ne put s’empêcher de rougir. Discrètement Ginny et Hermione s’approchèrent d’elle et lui murmurèrent :

 _ C’est lui dont tu nous parlait cet été ?

 _ Oui répondit discrètement la jeune fille, les yeux brillants de mille feux. Je me sens si heureuse.

 _ Tu as bon goût finalement dit Ginny. Bien que pour moi il n’y ait que Harry.

 Durant tout l’été, Luna avait raconté à ses deux meilleures amies son amour pour un jeune garçon passionné par la nature, intelligent et très beau rencontré près de leur nouvelle maison. Elle avait été conviée avec son père chez les Scamander le lendemain de leur emménagement et depuis les deux jeunes gens ne se quittaient plus.
Rolf embrassa Luna un soir où ils se promenaient dans la forêt, laissant leurs pères en pleines discussions sur la découverte d’une nouvelle espèce en Irlande. Il avait commencé par lui prendre la main puis, alors qu’ils se trouvaient dans une magnifique clairière, il se mit face à elle et écarta une mèche de ses cheveux vers l’arrière. Il plongea son regard dans le sien puis déposa un baiser sur ses lèvres. Voyant que la jeune fille ne le repoussait pas, il la serra contre lui et après un baiser effréné lui susurra à l’oreille : « Luna Lovegood, vous êtes vraiment la plus belle jeune femme que j’ai eu lieu de rencontrer sur cette terre. Accepteriez-vous d’être ma petite amie ? »

_ Oh oui je le veux répondit-elle à travers ses larmes.

 Elle pleura, personne ne lui avait jamais parler ainsi. Oh bien sur, Harry et les autres étaient très gentils à son égard mais avec Rolf tout semblait différent. Le jeune homme la troublait fortement et lorsqu’ils n’étaient pas ensemble, celui-ci lui manquait. Elle n’avait de cesse de penser à lui. C’est ainsi qu’elle demanda conseil à ses amies qui lui expliquèrent qu’elle était simplement amoureuse et devait attendre qu’il fasse le premier pas. Ce qui venait de ce passer.

Il les sécha du bout des doigts, l’a prit dans ses bras et la consola. C’est ainsi qu’après une longue discussion père/fils, le jeune homme se retrouvait en ce premier septembre 1998 sur le quai de la voie 9 ¾.

 Il était dix heure quarante cinq, le monde commençait à affluer.

_ Vite montons nous enfermer avant que l’on nous voit suggéra Ginny.

 Ils ne se firent pas prier, tous désirant rester discrets afin d’éviter les harcèlements continus.

Harry, Ron et Hermione ne furent pas les seuls à se trouver coursés par des fans ces trois derniers mois. Neville célèbre pour avoir tuer Nagini dût lui aussi rendre sa maison incartable. Toute personne proche des trois héros se voyait sollicitée. Ainsi Dean, Seamus, Luna et Ginny avaient-ils reçus des demandes d’interviews de nombreux journaux et eux aussi subissaient la pression médiatique. Pour Harry cela était habituel, il avait vécut ça dés son entrée dans le monde magique mais pour les autres qui avaient grandit « normalement » ce changement soudain était insupportable. Ron en vînt même à avouer à Harry qu’il comprenait maintenant ce qu’il ressentait depuis leur première année.
Une fois tous installés dans le wagon, Ginny jeta un sort sur la porte puis le sortilège d’assurdiato et ferma les rideaux avant de se caler dans les bras de Harry. Hermione et Luna étant déjà respectivement dans ceux de Ron et Rolf. Le train ne tarda pas à partir.

 _ Dites cela vous dérange si Hannah se joins à nous demanda timidement Neville.

 _ Hannah Abbot ?

_ Euh oui répondit-il le rouge aux joues.

 _ Elle est revenue à l’école ? dirent les filles étonnées.

  _ Oui j’ai eu du mal à la persuadée de passer ses ASPICS, elle ne pouvait continuer à rester enfermée au chaudron baveur.  

_ Au chaudron baveur ? Comment ce fait-il qu’elle vive là bas ?

_ Elle t’expliquera tout Hermione

  _ Seamus et Dean se regardèrent et lui demandèrent 

 _ Est-ce que par hasard Hannah et toi sortez ensemble ?

 Neville devînt écarlate ce qui leur valut un regard noir de Ginny. Le jeune homme finit par avouer. Tout le monde le félicita vivement et semblait heureux pour lui. Il s’apprêtait à sortir du wagon quand Harry l’intercepta.

 _ Attends Neville prends ma cape, elle est assez grande pour deux et le chemin sera plus tranquille.

 _ Oh tu me prête la cape de ton père. Merci beaucoup, je reviens au plus vite.

  Harry rejoignit sa place. Ils parlèrent pendant un bon moment des éventuelles options de carrières qui s’offraient à eux rejoins en cours de route par Neville et Hannah. Hermione songeait fortement à travailler au Ministère au sein du bureau de contrôle des créatures magiques. Elle espérait vivement changer les conditions de nombres d’entre eux ce qui n’étonna personne. Harry et Ron s’orientaient vers la profession d’auror. Rolf et Luna parlaient de partir à la recherche de créatures aux noms rocambolesques. Neville désirait devenir professeur de botanique tandis qu’Hannah comptait tenir le Chaudron Baveur. Seamus et Dean hésitaient encore. Ils ne se voyaient pas travailler au Ministère et encore moins être professeurs. Ce fut un hibou grand duc tentant d’entrer dans leur compartiment qui mit fin à leur discussion. 

 Hannah le remarqua la première, elle se leva pour ouvrir la fenêtre et celui-ci se précipita sur Harry.

  _ Oh mais c’est le notre dit Luna. 

 _ Ah ton père c’est vrai. Nous allons enfin savoir ce qu’il veux.

 Harry prit la lettre et l’oiseau s’envola aussitôt pour rejoindre son Maître.

 Il l’ouvrit avec précaution connaissant les frasques de Xénophilius.

 « Chers Messieurs Potter, Finnigan, Thomas, Weasley,
Chères Miss Granger, Weasley et toi ma Luna,

 Sachez avant tout que je regrette pleinement les événements de notre dernière rencontre et espère sincèrement que vous saurez pardonner mes actes. Si je viens vers vous aujourd’hui c’est dans le but de proposer l’écriture d’ ouvrages sur vos aventures des derniers mois et la vérité sur Voldemort. De nombreux journalistes dont Rita Skeeter ont dans l’intention d’écrire ces livres en relatant ce que fut votre vie au cours des deux dernières années, la façon dont vous avez mit fin au règne du seigneur des ténèbres. J’aimerai avoir l’honneur d’être choisit pour cette tâche.
Cordialement.
Xénophilius Lovegood. »

 Un dessin des reliques de la mort faisait office de signature.

 _ Écrire des livres ? Mais pour quelles raisons s’interrogea Ron.

_ Ron ! c’est évident. Tout le monde veux savoir la vérité sur nos mois de cavales et comment Harry à pu tuer Tom là où même Dumbledore à échoué. Tout l’été nous avons subit les questions de nos entourages ainsi que de l’extérieur. Il me paraît évident que l’écriture de ce livre permettrait à chaque personne dans cette pièce de vivre à peu près normalement et de cesser d’être harcelée.

_ Donc tu le ferais Hermione ?

 _ Bien sûr Harry. De plus, Xénophilius t’as déjà défendu avec brio après la mort de Cédric. Je pense qu’il peux encore une fois nous sauver la mise. Puis entre nous mieux vaux lui que ce scarabée de Skeeter. (Elle n’avait pas oubliée sa quatrième année à Poudlard).

 _ De ce point de vue tu n’as pas tord. Je ne l’aime pas non plus. Très bien, tout le monde est d’accord ?

_ Évidemment répondirent-ils.

 _ Ok, je répondrais dés notre arrivée dans ce cas. Nous parlerons tous afin que cette année se passe le plus paisiblement possible.

_ Oui dit Ginny. Les gens liront et nous serons moins dérangés. Maman n’a pas cessé d’interroger Ron depuis juin et j’y suis passée aussi. Je pense qu’il est grand temps d’enfiler nos robes, nous n’allons pas tarder.

Harry qui avait déjà la sienne ne prit pas la peine de se lever. Dés qu’ils furent tous habillés, ils se rapprochèrent de la porte avant du train. Ainsi ils pourraient s’installer dans la première diligence et prendre place tranquillement à leurs tables respectives dans la grande salle sans être interpellés. Le train stoppa peu de temps après, tous se précipitèrent sur le quai. Le petit groupe ne passa pas inaperçu à Hagrid qui leur fit de grands signes.

 _ Chut Hagrid dit Harry en s’approchant, nous essayons de ne pas nous faire remarquer. Nous passerons te voir à la cabane. A tout à l’heure.

 Désormais tous voyaient les sombrals. Luna, Rolf, Neville, Hannah et Seamus s’installèrent dans la première diligence tandis que les autres prirent la seconde. Sur le chemin du château, ils se remémorèrent leur arrivée en première année et leurs plus beaux souvenirs des dernières années. A tel point qu’ils ne se rendirent pas tout de suite compte de l’arrêt de la calèche.
Ce fut Rusard qui les ramena à la réalité.

_ Descendez bande de fainéants, les autres attendent à la gare vous n’êtes pas tout seul ici Potter.

 _ Excusez-nous dirent-ils en descendant.

Ils rentrèrent dans le château et le groupe ce sépara en deux, une fois dans la grande salle. D’un côté les Serdaigle, de l’autre les Gryffondor. La horde des élèves ne tarda pas à arriver. Le choixpeau chanta une chanson fort étrange sur le renouveau des âmes. Puis le Professeur MC Gonagall entra à son tour suivie d’une trentaine d’enfants agités.

« Silence s’il vous plaît les premières années. Patientez ici. Lorsque j’appellerai votre nom, vous viendrez vous installez sur cette chaise, je mettrai le choixpeau sur votre tête et vous serez répartis dans vos maisons. Elles ont pour Nom Gryffondor, Serdaigle, Poufsouffle et Serpentard. Chacun de vos succès lui apportera des points, chaque échec ou écart au règlement lui en fera perdre. A la fin de l’année, celle qui aura le plus de points se verra remettre la coupe des quatre maisons. Je rappelle aux premières années que la forêt est strictement interdite sous peine de danger de mort. Très bien.

ABERCROMBIE MAUD POUFSOUFFLE
ADDAMS LORELEI SERPENTARD
BERGSON ADALRIC GRYFFONDOR
BOSQUE ARIZONA POUFSOUFFLE
CONELLY LULU GRYFFONDOR
DAVID SARAH GRYFFONDOR
FANELLY MAELYS SERDAIGLE
FRAZER DIMITRI SERPENTARD
GADAN ORIA SERDAIGLE
MOENNIG SHANE GRYFFONDOR
METAXAS THEMYS POUFSOUFFLE
ORION CANDY SERDAIGLE
TOKAREV SANNEE SERPENTARD
TOKAREV BLAKE SERDAIGLE
URI SALOME SERDAIGLE
VANHEE SIANA POUFSOUFFLE »

 La liste continua jusqu’à ZELLER CHLOE qui fut envoyée à Serpentard. Lorsque tous furent assis Mc Gonagall reprit la parole.

 « Chers élèves, nous accueillons cette année quatre nouveaux professeurs. Abby Perette enseignera l’étude des Moldus, Zack Stevenson les soins aux créatures magiques, Hagrid ne désirant plus enseigner.
Un jeune homme se leva, il était grand, avait de longs cheveux bouclés bruns attachés en catogan. D’allure athlétique il possédait d’après les filles un sourire charmeur.

 _ Je ne l’aime pas dirent en même temps Harry et Ron

  _ Oh les garçons, vous êtes simplement jaloux ricana Ginny

 _ Vous savez pourtant que l’on a de yeux que pour vous ajouta Hermione en embrassant tendrement son petit ami tandis que Ginny se rapprochait du sien.

_Mouais maugréa Ron

…Rebecca Narovsky enseignera la défense contre les forces du mal…

Tout les regards se tournèrent vers elle. La jeune femme devait avoir un peu moins de trente ans, elle était assez grande, avec de longs cheveux noirs lui arrivant jusqu’au bas des reins, de grands yeux noirs et était vêtue d’un style tout à fait original. Chaussures compensées à clous, vêtements noirs avec des chaînes…                                       

Elle leur fit un grand sourire. 

“…et enfin les cours de métamorphoses seront enseignés par Gaia Katsopolis. Toutefois je continuerais à dispenser les cours aux sixièmes et septièmes années ajouta t’elle en voyant les visages étonnés la dévisageant et les murmures commençant à monter dans la grande salle.

Cela rassura entre autre Hermione.

_Que le banquet commence dit elle avant de rejoindre le siège directorial.

 Aussitôt de nombreuses victuailles firent leur apparition sur les tables pour le plus grand ravissement de nos amis. A la fin du repas, Ron et Hermione se levèrent et firent signe aux premières années de les suivre, leur expliquant certaines règles à connaître notamment concernant les escaliers n’en faisant qu’à leur tête.

Harry et Neville suivirent le groupe de loin. Trois fillettes fermaient le rang occupées dans une très vive conversation. L’une d’elle semblait plus âgée que ses camarades et assez athlétique, elle ferait une bonne poursuiveuse songea Harry. Il se demandait ce qu’elle valait sur un balai et décida qu’il assisterait à son premier vol si Madame Bibine le lui autorisait.

 Shane Moennig était une jeune Navajo de douze ans. Fille de moldue elle avait grandit dans une réserve indienne au nord-est de l’Arizona, sa grand-mère lui apprit la magie de ses ancêtres notamment les potions et les plantes tandis que son père lui enseignait la langue anglaise, la littérature et l’Histoire. De teint halé, elle avait de magnifiques cheveux noirs coupés courts, était assez grande de taille et d’aspect athlétique. Lorsqu’elle reçu la visite de Mc Gonagall un an et demi plus tôt elle accepta sans hésiter de la suivre. Sa mère organisa une grande fête autour du feu avant son départ. Il fut décidé qu’il s’agirait là de son voyage initiatique par le chef de la tribu. Tandis que sa famille resta au pays, sa mère l’accompagna à Londres afin de la confiée au professeur et de l’aider à préparer au mieux sa rentrée scolaire. Elle était heureuse d’entrer enfin à Poudlard, d’autant plus qu’elle aurait du y être depuis déjà une année mais les événements l’en avait empêchée.
Les deux autres jeunes filles se trouvaient être Lulu et Sarah. Lulu Conelly était aussi blonde que les deux autres étaient brunes. Elle avait des yeux d’un bleu électrique. Son teint pâle reflétait son image de jeune fille trop souvent enfermée dans les bibliothèques. De taille moyenne et assez mince pour son âge, elle était passionnée de lecture depuis petite. Elle dévorait les livres oubliant parfois de manger. Toutefois ses nouvelles amies étaient là pour veiller sur elle et la sortir de sa torpeur. Après le banquet elle débattirent sur l’honneur d’être dans la maison de la plupart des héros de la seconde guerre tout en suivant le flot des élèves en direction de la tour de Gryffondor. Aucunes à ce moment là ne se doutaient que bientôt, elles seraient approchées par ces héros qu’elles respectaient avec tant de fougue.

 Harry passa la soirée à confectionner avec Ginny une affiche pour le recrutement de Quidditch qu’il prévoyait pour le samedi suivant, pressé de rejouer. Pendant ce temps, Hermione s’occupait de dédoubler la clé de l’ancien logement de Minerva afin que chacun d’eux puisse y aller à sa guise en cas de besoin. Elle en fit sept en tout, une pour eux trois, une pour Seamus et Dean, une pour Ginny et une pour Luna.

_ Tu pense reprendre ta place dans l’équipe Ginny ? Demanda Harry

 _ Si mon petit ami m’accepte, oui j’en serais ravie. Mais je ne veux pas de favoritisme, je ferais les essais avec les autres dit-elle avant de l’embrasser langoureusement.

 _ Je comprends. Allons dormir.

Les deux jeunes rejoignirent le dortoir des garçons. Ils ne furent pas étonnés de voir Hermione endormie dans les bras de Ron et Hannah dans ceux de Neville et se couchèrent à leur tour. Il avait été facile d’agrandir les lits avec un simple charme d’extension qu’Hermione leur avait appris il y a peu. Les garçons ne pouvant accéder aux dortoirs des filles, cette solution leur avait parue la plus logique. Les dortoirs des dernières années n’étaient jamais inspectés par les professeurs, ils ne risquaient donc aucuns ennuis. De plus, Minerva savait que tous avaient besoin de se retrouver après ces temps de troubles. Le lendemain, elle passa à la table des Gryffondor pour leur distribuer les emplois du temps. Tous commençaient par DCFM le lundi matin. Ils avaient pas mal de temps libre mais beaucoup de travail en perspective pour décrochez leurs ASPICS. Après une année de cavale, retrouver la tranquillité des cours ne ce ferait pas sans mal. Harry profita de son dimanche après-midi pour se rendre dans le bureau de Madame Bibine.

_ Bonjour Professeur, veuillez m’excuser pour le dérangement.

_ Potter, que puis-je pour vous ?

_ Eh bien j’aurais désirer savoir quel jour aura lieu le premier cours de vol sur balais des premières années et si vous m’autorisiez à y assister.

_ Le mercredi après-midi Potter, mais pour quelles raisons voulez-vous y assister ? Vous n’êtes pas sans ignorez que les premières années ne font jamais partit d’une équipe.

_ La règle peux être modifiée Professeur, cela fut le cas pour moi. J’ai repérée une élève qui semble avoir du potentiel et désire savoir si mon instinct est bon.

_ Très bien Potter, mercredi 14h00. Pour le reste voyez ça avec Minerva, je ne réponds de rien.

_ Merci Professeur.

_ En fait Potter, quel jour comptez-vous organiser vos essais ? Le premier match aura lieu le second week-end d’octobre, mais cela reste entre nous.

_ Samedi matin Professeur et merci pour l’information, elle sera bien gardée n’ayez crainte.

_ J’ai confiance en vous Potter. Allez ouste dehors, j’ai du travail.

Harry rejoignit les autres près du lac. Seamus et Dean papotaient dans un coin tandis que les autres se reposaient. Il se dirigea vers eux. Leur discussion tournait autour du chemin de traverse. La gazette du sorcier traitait de la réouverture des boutiques depuis la bataille finale notamment Ollivander et Florian Fortarôme ainsi que du succès de la boutique des jumeaux.

_ Ron il y a un article qui parle de Georges tu as vu ? Et une photo d’Angelina et lui. J’ignorai qu’ils étaient ensemble.

_ Quoi ! dit-il en se levant précipitamment et bousculant Hermione au passage ( ce qui lui valut un regard noir).

 _ Oui regarde dit Dean

  Il prit le journal et commença à lire. 

« Pour les clients des farces pour sorciers facétieux qui s’inquiétaient de ne plus voir Georges Weasley depuis les tragiques événements ayant eut lieu à Poudlard dans lesquels le jeune homme perdit son frère jumeau Fred Weasley, tué par l’un des Lestrange, qu’ils soient rassurés. En effet, celui-ci est revenu ce matin au bras de la charmante et talentueuse Angelina Johnson, une ancienne camarade de classe ayant également fait partit de l’équipe de Quidditch de Gryffondor. Les deux jeunes semblent filer le parfait amour et ont prit la décision de gérer la boutique ensemble. Rappelons que ce fut l’une des seules à tenir ouverte durant la seconde guerre malgré le fait que les propriétaires criaient tout haut leur soutien à Dumbledore et celui que tout le monde surnomme l’élu.
D’après des sources proches, celui-ci serait d’ailleurs fiancé à la jeune sœur de Georges Weasley, Ginevra, une élève brillante et puissante d’après les rumeurs. Mais non moins brillante que la meilleure amie de celui-ci la moldue Hermione Granger, réputée pour être la sorcière la plus brillante de sa génération. Mademoiselle Granger serait, elle aussi, fiancée à un Weasley, le jeune Ronald, meilleur ami de l’élu. Nous apprenons à l’instant que les trois amis auraient d’ailleurs reprit leurs études à Poudlard afin d’obtenir leurs ASPICS.
Beaucoup s’interrogent sur la carrière qu’ils choisiront, ce que je me ferais un plaisir de découvrir pour vous… »

 L’article signé Rita Skeeter continuait sur encore deux pages. La plume à papote s’en était donnée à cœur joie. Rita se vantait notamment d’avoir été choisie par Harry pour relater sa fuite, ce qui bien sûr n’était qu’un tissu de mensonges.

_ Elle ne manque pas d’air dit Hermione contrariée. Je suis bien contente de lui couper l’herbe sous le pied grâce à Xénophilius.

Le lendemain, tous se rendirent à leur premier cours. La première chose que remarqua le Professeur Narovsky fut le trio assis au premier rang. Elle en sembla fort étonnée et leur demanda la raison de leur présence. D’abord surpris, Harry répondit qu’il avait besoin de cette matière pour devenir auror. Celle-ci lui fit un grand sourire.

 _ Monsieur Potter, beaucoup de gens se posent des questions vous concernant. Auriez-vous la gentillesse de nous expliquer comment vous avez réussit à battre, avec vos amis ici présent, le plus grand mage noir de tout les temps alors que Dumbledore lui même n’y est jamais parvenu.

Nos trois amis se regardèrent, ils s’attendaient à ce qu’à un moment donné les questions sur le secret de Tom soient posées mais venant d’un professeur… Ce fut Hermione qui prit la parole.

_ Nous ne souhaitons aucunement nous exprimer sur ce sujet. Il a été convenu que nous révélerions nos informations à une seule et unique personne choisit par nos soins afin de dire ce que les gens désirent savoir. Nous sommes ici pour étudier et rien d’autres.

 Elle semblait furieuse et outrée.

Le professeur n’insista pas et les cours terminèrent dans le calme. A peine sortit, ils virent Hermione prendre la direction du bureau directorial d’un pas décidé. Ils savaient qu’il ne valait mieux pas la retenir lorsqu’elle était dans cet état. Le mercredi suivant, Harry se rendit au cours des premières années avec Ron. Tout deux s’installèrent dans les gradins.

_Je ne comprends toujours pas pourquoi nous sommes là alors que nous pourrions nous reposer dit Ron en râlant.

_ Car si mon instinct est bon, j’ai peux être trouver une excellente poursuiveuse. Et cesse un peu de maugréer, l’air frais ne peux pas nous faire de mal.

_ Parmi les premières années ? Mais la plupart ne savent même pas voler sur un balai.

  _ Tu ne disais pas la même chose en première année lorsque j’ai été prit comme attrapeur. 

_ C’est différent tu avais ça dans le sang, ton père aussi était attrapeur.

 _ Et qui te dit que parmi eux il n’y en a pas un ou une qui a « ça dans le sang ». Tu juge toujours les gens trop vite. En première année tu as juger Hermione sans la connaître et regardez-vous aujourd’hui.

 _ Tu n’as pas tord, excuse-moi je suis stupide parfois.

_Pas stupide, je dirais plutôt irréfléchi. Bon ça commence, tu vois la petite brune au teint halé, c’est sur elle que tu dois te concentrer.

  Le cours de vol des premières années commença. 

_ Bonjour les premières années, bienvenue à votre premier cours de vol, je suis Madame Bibine votre Professeur. Mettez vous en ligne à côté d’un balai, allez plus vite que ça. Très bien, mettez votre main bien à plat au-dessus du balai et dites : debout.

Tous s’exécutèrent, celui de Shane et Sanne obéit immédiatement. Lulu fut l’une des dernières à réussir. Harry et Ron observaient de loin d’un air concentré.

_ Très bien, montez sur vos balais. Je vais compter jusqu’à 3. A 3 vous monterez de deux ou trois mètres et vous vous pencherez pour redescendre. 1,2 et 3

 Elle siffla et la plupart d’entre eux montèrent sans difficulté. Shane et Sanne semblaient avoir fait cela toute leur vie, tout comme Blake et Sarah.
Tout quatre descendirent en piqué avant de se poser avec douceur au sol. Le cours dura encore quarante minutes durant lesquelles, Harry put voir la jeune fille faire un semblant de feinte de Wronsky. pour son plus grand plaisir. Madame Pomfresh non plus n’y croyait pas ses yeux.

 Alors que le cours touchait à sa fin Harry et Ron descendirent sur le terrain de Quidditch et se dirigèrent vers le petit groupe qui parlait avec entrain.

_Bonjour pourrais-je vous parler quelques secondes toutes les deux dit Harry en désignant Shane et Sarah

 Les jeunes gens qui ne l’avait pas vu arriver semblèrent sous le choc et mirent fin à leur conversation.

  _ Euh bonjour Monsieur Potter dit timidement Shane

_ Très bien, déjà c’est Harry s’il te plaît et je ne vais pas te manger. J’ai regarder votre cours et je vous attends toutes les deux à quatorze heure samedi sur le terrain de Quidditch. Pardonnez moi de vous avoir déranger.

Il leur fit un clin d’œil avant de prendre la direction du château laissant les cinq jeunes gens encore sous le choc. Que Harry Potter vienne leur parler en personne leur semblait invraisemblable. Et pourquoi voulait-il les voir samedi à 14h00.
La semaine passa très vite pour les premières années. Depuis lundi leur unique conversation tournait autour d’Harry et de samedi.
Ne l’ayant pas croiser de la semaine dans la salle commune, aucune n’avait pu élucider la question. Ce fut vendredi soir qu’elles obtinrent leur réponse en entendant des élèves de quatrième année parler des sélections de Quidditch avec excitation. C’est ainsi qu’après le déjeuner, Shane, Sarah et Lulu se rendirent au terrain se demandant pourquoi Harry voulait qu’elles assistent au sélections. Elles s’apprêtaient à monter dans les gradins quand elles entendirent leur nom.

 _ Vous deux allez prendre un balai dans la remise et faites la queue là bas dit Harry en désignant un petit groupe d’élèves au milieu du terrain.

  Elles dirent au revoir à Lulu qui monta s’asseoir le nez plongé dans un livre et partirent chercher un balai. 

_ Très bien. Soyez les bienvenues aux sélections pour l’équipe de Gryffondor. Je vous rappelle qu’une place dans l’équipe l’an dernier ou il y a deux ans ne vous garantit aucunement d’être prit aujourd’hui. Comme vous le savez, le premier match à lieu en octobre et la plupart des anciens ont terminés leurs études. J’attends de vous que vous donniez tout ce que vous avez afin de permettre à Gryffondor de gagner la coupe. C’est ma dernière année ici et je serais intransigeant. Parfait commençons.

Harry répartit les joueurs en quatre équipes. Ce furent l’équipe A et C qui s’affrontèrent en premières puis la B contre la D.
Pendant ce temps, les gradins s’étaient remplis à vue d’œil. Luna qui était arrivée vers quatorze heure trente remarqua immédiatement la petite jeune fille assise seule en haut des gradins. Elle lui rappelait ses premières années à l’école, à l’époque où tout le monde la surnommait Loufoca et cachait ses affaires aux quatre coins du château. A cette époque, elle se sentait seule, elle n’avait pas vraiment d’amis. Sa vie avait changer en quatrième année grâce à l’armée de Dumbledore. Elle aurait aimer qu’au moins une personne ait envie de devenir amie avec elle. Aujourd’hui, les choses avaient bien changées, les gens la respectait et la considérait comme une des héroïnes de la seconde guerre mais parfois la solitude qu’elle avait ressentie à son entrée à Poudlard remontait à la surface. C’est pour cela qu’elle vint s’installer près de Lulu toujours plongée dans son livre.

_Bonjour que lis-tu d’intéressant demanda t’elle à la jeune fille.

_ L’Histoire de Poudlard répondit celle-ci sans lever les yeux

_C’est étrange tu me fais un peu penser à moi à ton âge mais d’un autre côté tu me rappelle une amie chère à mon cœur. Elle aussi avait le nez sans arrêt plongé dans les livres. Puis elle est devenue amie avec Harry et Ron.

En entendant ces mots, Lulu leva soudainement la tête. Lorsqu’elle vit que Luna était assise à ses côtés, elle devint aussi rouge qu’une tomate.

 _ Oh pardon Mlle Lovegood je ne voulais pas vous importuner, je suis désolée dit-elle en bafouillant.

_ Tu ne m’importune pas, je suis venue ici de mon plein gré. Et je préfère Luna s’il te plaît. Et toi comment t’appelle tu ?

_Lulu Conelly, enchantée Luna. Je suis très heureuse de vous connaître, je vous admire beaucoup vous savez.

_ Tu sais je suis une élève comme les autres, tu peux me tutoyer. Comment ce passe ta première semaine ?

_ Très bien merci beaucoup Luna. Il y tant de choses à apprendre et la bibliothèque est magnifique. Je pourrais dévorer tout les livres qui s’y trouvent si Shane et Sarah ne me traînait pas hors de ses murs.

_ Ah ce sont d’excellentes amies. Garde les bien précieusement, avoir des amies est très important.

_ Oui je comprends. Papa et maman trouvaient que je ne sortais pas assez. Puis un jour j’ai reçu ma lettre de Poudlard, maman était ravie. Elle aussi à fait ses études ici. Papa était surpris, il ignorait qu’elle était une sorcière. Il voulait m’inscrire à Eaton à la rentrée et ils ce sont un peu disputés. Mais finalement il est très content. Nous sommes allés sur le chemin de traverse et c’est là que nous nous sommes rencontrées.

  _ Ah je vois. Au chaudron baveur je présume ? 

 _Oui, elles sont venues me parler. Maman et papa m’ont laissée entre leurs mains. Au début, je ne voulais pas mais elles sont vraiment gentilles.

 _ Tu sais à ton âge je n’avais aucuns amis ici et je me sentais bien seule parfois.

_ Oh mais je sais tout sur toi. Ton papa tiens le chicaneur et il a tout fait pour défendre Harry contre les mangemorts mais ils t’ont enlevée. Et quand tu étais à l’école les gens étaient méchants avec toi. En quatrième année tu es partie au ministère pour sauver Sirius Black. J’ai lu tout ce que je pouvais sur ta famille car je t’admire beaucoup. Tu es une grande sorcière et j’aime ton côté mystérieux et hors du commun.

Luna rougit légèrement. Elle appréciait déjà la jeune élève. Toutes deux parlèrent longuement.
Une heure plus tard, Hermione fit son apparition, un gros sac en bandoulière sur l’épaule.

_ Tu vois Lulu, certaines personnes ne changent jamais dit Luna le sourire au lèvres tout en faisant signe à Hermione.

_ Ah Luna, excuse moi pour le retard, ce cours d’ Arithmancie me demande beaucoup de travail. Je n’ai même pas eu le temps de passer poser mon sac dans la salle commune dit-elle essoufflée. Alors qu’est ce que ça donne ?

_ Oh je ne sais pas trop. Ron se débrouille vraiment bien mais les autres aussi. Hermione je te présente Lulu Conelly, je trouve qu’elle te ressemble beaucoup.

_Hermione jeta un regard sur Lulu et un sourire lui vint aux lèvres.

En effet, Lulu lui rappelait beaucoup une élève de première année qu’elle avait connue autrefois. L’époque où tout le monde la surnommait « mlle je sais tout ». En y repensant Luna et elle avait beaucoup en commun. Cela lui semblait bien loin aujourd’hui, mais en voyant son sac remplis de livres elle se dit que finalement les choses ne changeaient pas tant que ça.

  _ Lulu voici Hermione Granger

_Enchantée Lulu, passe me voir à la salle commune si tu veux. Je te prêterai quelques livres.

_ Je je …

 _ Ne t’inquiète pas Lulu, Hermione est la sorcière la plus gentille que je connaisse avec Ginny. Je suis sûre que vous vous entendrez bien.

Hermione, Luna et Lulu conversèrent sans voir le temps passé. Bien sûr, Lulu eut du mal à combattre sa timidité au début, d’autant qu’elle parlait à des personnes qu’elle admirait plus que tout, mais au bout de trente minutes on aurait dit qu’elles se connaissaient depuis toujours. Elle débattaient sur les cours les plus importants à prendre en troisième année. Lulu y réfléchissait déjà attentivement.

Sur le terrain, la compétition était rude. Le niveau des élèves semblait avoir fait un bon immense en un an. Deux heures plus tard son choix fut fait.

_ Merci à tous et à toutes pour votre participation. Après mûres réflexions voici mon verdict : 

  Gardien : Ronald Weasley

Poursuiveurs : Shane, Sarah et Ginny

Batteurs : Timéo et Antarès

Voilà je vous attends tous mardi soir pour l’entraînement. Ne soyez pas en retard.

Shane et Sarah n’en revenaient pas de faire partit de l’équipe de Quidditch alors qu’elles n’étaient qu’en première année. Les premières années ne faisaient jamais partit d’une équipe en tant normal. Mais Harry c’était arrangé avec Mc Gonagall, cela ne lui fut pas aussi compliqué qu’il ne l’avait penser. En effet, les deux jeunes filles avaient douze ans et auraient dû entrer à Poudlard l’année précédente. Donc concrètement selon le règlement de l’école il n’était pas en faute. Il semblait confiant pour la victoire mais soucieux de voir l’état des balais de l’école. C’est alors qu’il eut une idée, il avait reçu tout comme Ron et Hermione une certaine somme d’or du Ministère pour « service rendu au monde magique ». Il n’aimait guère l’idée de se faire acheter alors qu’il y a deux ans ils avaient tentés de le discréditer. Le soir même Ginny et lui commandèrent sept éclairs de feu seconde génération pour l’équipe. Ron avait utiliser son argent pour offrir une nouvelle maison à ses parents, l’ancienne étant selon lui en trop mauvais état. Hermione quand à elle, en convertit une partie en argent moldue avec lequel elle acheta une jolie petite maison à Goldric Hollow. Elle décida de garder le reste pour la SALE.

 Le mois de septembre passa rapidement entre les cours, les entraînements de Quidditch et leurs visites chez Hagrid. La plupart d’entre eux révisaient au 12 square Grimmaud. Ils en profitaient pour répondre aux questions de Xénophilius qui avançait doucement mais sûrement sur l’écriture de ses ouvrages qu’il avait décidé d’intituler « Les noirs secrets de Tom Riddle » « Ici Radio Sorcier »et « Sirus Black : la vérité sur un grand héros » . Vers la fin du mois, il publia la biographie de Sirius. Le livre se vendit à une telle vitesse qu’à peine deux heures après l’ouverture de sa boutique Fleury et Bott dût fermer ses portes pour ruptures de stock sous le nez d’une foule de sorciers.
Vers minuit un hibou vînt frapper à la fenêtre de la tour de Gryffondor. Il venait de Kingsley.

                                                           Cher Harry,

  Je sors à l’instant de la passionnante lecture de ton livre. Je suis ravi que tu ait choisit Xénophilius plutôt que Rita, qui je dois l’avouer ne me plaît guère. Il réponds à pas mal de questions que les gens se posent à propos de ton parrain. Il serait fier de toi. Il t’aimait et il est bien triste que vous n’ayez pu passer d’avantage de temps ensemble. Je sais que tu t’en veux pour sa mort mais sache que quoiqu’il soit arrivé, il était prêt à donner sa vie pour toi. Ce soir là, il m’a fait jurer de veiller sur toi et c’est toi qui à veiller sur nous. Sache que je serais toujours là en cas de besoin.
Je suis surpris que tu n’y parle pas de la fin de Tom. Mais peut-être as-tu déjà prévu la sortie d’un ouvrage qui lui serait entièrement consacré. J’ai ouïe dire que Xénophilius ne quittait pas sa maison ces derniers temps et que le chicaneur arrivait souvent en retard chez ses abonnés.
Si c’est le cas, préviens moi à l’avance que je puisse gérer les afflux sur le chemin de traverse. 

                      Bien cordialement

Kingsley.

  Le sceau du Ministre de la Magie trônait sous son nom. 

Le lendemain la sortie du livre faisait la première page de la gazette. Harry était tranquillement assis dans la grande salle, prenant son petit déjeuner, lorsque les hiboux distribuèrent le courrier. Sa chouette qu’il avait finie par nommée Tonks en hommage à son amie lui déposa le journal avant de reprendre son vol. On y lisait en gros « Sortie du livre de Potter. Le chemin de traverse envahit. » Ils rirent beaucoup en lisant l’article. Dans les jours qui suivirent tout le monde à Poudlard semblait plonger dans son livre. Tous désiraient le faire dédicacer et nos amis durent emprunter de nombreuses fois les passages secrets pour éviter des hordes d’admirateurs. Les seules ne leur courant pas après étaient Lulu, Sarah et Shane. Elles lisaient tranquillement dans un coin lorsque Harry, Ron et Hermione entrèrent précipitamment dans la salle commune.
Ces dernières semaines, Hermione et Luna avaient passés beaucoup de temps avec Lulu, appréciant leurs conversations. Elle avait même demander à ses parents de lui envoyer quelques livres qu’elle avait laisser dans son ancienne chambre, n’ayant pas encore eu le temps de déménager toutes ses affaires. Ainsi avait-elle prêté à Lulu tout ses ouvrages de seconde année ainsi que « abrégé des sortilèges communs et de leurs contre-attaques, anthologie des enchantements au XVIIIe siècle et anti-venins asiatiques ».
De leurs côtés Harry et Ron aimaient débattre des meilleurs matchs de Quidditch avec Shane et Sarah.
Hermione devait souvent leur rappeler qu’ils avaient des cours à étudier.

 _ Bonjour les filles dit Hermione. Comment ce passent vos cours ?

_Très bien Mlle Hermione merci beaucoup. Lulu nous aide pas mal dans nos devoirs.

  _ Tiens, tiens ça me rappelle quelque chose dit elle en regardant les garçons. Lulu tu peux les aider mais ne fait pas leurs devoirs à leur place sinon elles n’apprendront rien. En fait, as-tu aimer les livres que je t’ai prêter ? 

_ Oh oui ils sont très instructif. Et j’ai déjà appris par cœur tout le manuel des sorts et enchantements niveau 2. Je m’entraîne le soir regarde.

La jeune fille lança un « accio ». Aussitôt le livre que Harry tenait arriva dans ses mains.

_ Bravo je suis impressionnée, si tu continue comme ça tu deviendra bien meilleure que moi à ton âge.

L’heure des cours approchait, ils étaient tranquilles pour un bon moment. Avant que les trois jeunes filles ne partent, Harry leur signa le livre.

_ Vous êtes à peu près les seules dans cette école à nous traiter normalement et nous en sommes tous très reconnaissant. Vous méritez bien un petit cadeau dit-il en leur rendant leurs livres.

Elles le remercièrent poliment avant de prendre le chemin de leur classe. Une heure plus tard, Hermione se rendit à son cours de rune tandis que Ron et Harry prenait le chemin de la cabane d’Hagrid. Ils n’avaient pas encore eut une minute pour lui rendre visite cette semaine avec toute cette agitation. Leur premier cours de la journée était à 14h, ils avaient donc quelques heures devant eux.

Hagrid fut très heureux de les voir. Ils burent quelques verres de bieraubeurre au coin du feu. Hermione les rejoignit aux alentours de 11h00. Ils restèrent jusqu’à midi et partirent tous ensemble déjeuner dans la grande salle.

Le mois d’octobre arriva bien vite et avec lui le premier match de Quidditch de la saison. Gryffondor affrontait Poufsouffle. Ce fut Dean qui commenta le match.

_ Bienvenue au premier match de cette saison. Madame Bibine lâche les cognards, voici maintenant le vif d’or et le souaffle. Le match commence. Gryffondor prend la main, Shane attrape le souaffle, le passe à Ginny Weasley qui marque ! 10 points pour gryffondor.

Le match dura ainsi pendant plus de trente minutes. Le vif d’or n’avait toujours pas montrer le bout de son nez. Gryffondor menait 120 à 50. Soudain il le vit survolant la tribune des professeurs, il fonça. Le vif d’or aussi rapide que l’éclair entama une descente. L’attrapeur de Poufsouffle se trouvait loin derrière. Dans les tribunes tout le monde retenait son souffle.
Soudain Harry plongea en piquet !

  _ Potter exécute une magnifique feinte de Wronsky alors que Chapman le rattrape, le match est rude. Et Sarah vient de marquer un nouveau but. 130 points pour Gryffondor. Mais attendez, oui Potter attrape le vif d’or, Gryffondor gagne ! 

Ce fut la fête ce soir là dans la salle commune des Gryffondor. Pour l’occasion, Kreattur avait préparé tout pleins de gâteaux et emmener de la bierraubeurre . Tout les élèves burent et mangèrent en rigolant, se remémorant chaque instant du match. Lorsque tout le monde fut couché, l’elfe sortit de sous son pull du whisky pur feu. Ils se couchèrent tard ce soir là.
Le dimanche après-midi, ils s’absentèrent de Poudlard pour retrouver Xénophilius square Grimmaud. Ils avançaient doucement sur l’écriture de la biographie de Tom. Il y avait beaucoup à dire. Il venaient juste de finir les trois premiers chapitres traitant de l’enfance et l’adolescence de Riddle et il y avait déjà fort à dire sur cette période. Tous écoutaient attentivement Harry parler car seul lui connaissait cette partie de la vie de Voldemort ayant vu les souvenirs de Dumbledore dans la pensine.

A la fin du mois d’octobre, ils finissaient le chapitre 4 sur la vie de celui-ci après Poudlard. Les vacances arrivèrent à grand pas, tous faisaient d’or et déjà leurs projets. Ils aideraient d’abord Hermione à finir de déménager ses affaires. Puis ils rendraient visite à son filleul, Andromeda lui avait écrit la semaine précédente joignant une photo de Teddy faisant ses premiers pas. Tous étaient pressés de le voir. Harry avait même commander un balai pour enfant au magasin d’accessoires de Quidditch. De leur côté Dean et Seamus désiraient passer du temps en famille, la guerre ne les avaient pas épargnés. Bien que leurs parents aient survécus grâce à l’ordre, leurs maisons avaient été dévastées. Le Ministère avait proposé son aide mais ils avaient poliment refuser l’offre tout comme ils avaient refuser l’aide de leurs amis. Tous se promirent de se retrouver pour Halloween square Grimmaud afin de se détendre un peu.
Les vacances arrivèrent enfin. Alors qu’ils montaient dans le Poudlard express, ils croisèrent la route de Lulu et ses amis.

_ Vous rentrez chez-vous pour les vacances ?

_ Shane vient à la maison, à Londres car ses parents ne peuvent pas venir la chercher quand à Lulu elle retourne en Irlande la première semaine avant de nous rejoindre dit Sarah. Blake et sa sœur se joignent aussi à nous pour Halloween.

_ Blake et Sanne ? Dit Seamus

_ Oui ils sont frère et sœur, elle est à serpentard et lui à serdaigle.

_ Ah amusez-vous bien alors. On se revoit dans quinze jours.

Tandis que Hermione et les autres grimpaient à l’avant du train, Lulu et ses amis trouvèrent une cabine vide dans le troisième wagon.

 _ Et si nous les invitions à se joindre à nous pour Halloween suggéra Luna.

 _ Pourquoi veux-tu inviter des premières années ? En plus, elles seront avec d’autres enfants que nous ne connaissons pas répondit Dean. Puis nous serons déjà beaucoup. Ron à inviter Georges et Angelina, Bill et Fleur, Charlie, Percy et Audrey, Sans compter Rolf et Hannah.

 _ Ne t’en fais pas pour ça, il y a assez de chambres pour coucher tout le monde. J’ai finalement inviter Andromeda à venir avec Teddy, puis Dudley sera là aussi avec Lauryn. Parait que Holy à besoin de repos. Andromeda pourra sûrement lui donner quelques conseils. Après il est vrai que nous ne connaissons par leurs amis.

_ Pourquoi ne pas faire connaissance tout de suite dans ce cas répondit Luna qui semblait heureuse de rencontrer de nouvelles têtes.

Tous se regardèrent. Ils avaient l’habitude des lubies de Luna et ne s’en étonnaient plus mais parfois elle se laissait un peu trop happer par sa joie de vivre. D’un autre côté, ils appréciaient grandement la fraîcheur et la spontanéité dont elle faisait preuve au sein de leur petit groupe. Ainsi finirent-ils par céder. Dix minutes plus tard, les cinq jeunes gens se joignaient à eux pour la fin du voyage.
Il se trouva qu’ils apprécièrent énormément Blake mais sa sœur leur rappelait un peu trop Bellatrix Lestrange dans son comportement ce qui fâcha grandement Harry au début. Puis il se souvint des mots prononcés par Dumbledore après la mort de Cédric sur le fait que le mal ne cesserait jamais de tenter d’entrer dans le cœur des innocents. Il prit donc la décision de surveiller la jeune fille de loin. Après tout, Tom aussi avait été un élève serviable et extrêmement doué avant de devenir un meurtrier. Et Sanne lui ressemblait drôlement.

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Chapitre 4 : Un règne sans vergogne


Vladimir Tokarev était sans nul doute un homme intelligent. Après avoir étudié à Durmstrang et obtenu Optimal à la majorité de ses ASPICS, celui-ci rejoignit le Seigneur des Ténèbres, ralliant ainsi les rares privilégiés que l’on surnommait « mangemorts ».
Quelle ne fut pas sa fierté d’arborer sur son bras gauche la marque de celui qu’il considérait comme le sorcier le plus puissant de tous les temps.
Son maître lui confiait de nombreuses missions en Europe de l’Est. Ne se contentant pas d’aussi peu, le jeune homme postula au Ministère de la Magie afin d’infiltrer les rangs du gouvernement et de satisfaire celui-ci.
Au sein du département des Mystères, à l’abri des regards, il fut un atout majeur pour Voldemort au même titre que Lucius.

De nature discrète et sociable, Tokarev apparaissait aux yeux de ses collègues comme une personne agréable et toujours de bonne humeur.
Rien ne laissait soupçonner en lui le moindre lien avec l’ennemi.

Lorsque son maître tomba en ce 31 octobre 1981, il ne changea aucunement son comportement et ne prit pas la fuite comme certains mangemorts.
Cependant, peu de temps après ces événements tragiques, son fils aîné et sa belle-fille furent tués par Alastor Maugrey alors qu’ils tentaient de s’échapper aux côtés de Bellatrix Lestrange ; après avoir infligé un sort impardonnable sur les personnes d’Alice et Franck Londubat.

Feignant de ne rien savoir, il s’effondra de chagrin et renia son fils, hurlant qu’il ne comprenait pas comment un si gentil garçon avait pu rejoindre le plus grand mage noir de tous les temps et il fut ainsi lavé de tout soupçon, évitant de subir une enquête plus poussée.
Il laissa quelques années s’écouler, surveillant le moindre signe de vie de Voldemort et s’occupant de son second fils Ivan.

Afin de ne pas attirer les regards sur lui, il fit entrer celui-ci à Poudlard bien que, jusqu’à ce jour, tous les hommes de sa famille aient étudié à Durmstrang. Il fut déçu que celui-ci ne soit pas élève de Serpentard, mais Serdaigle valait déjà mieux que Gryffondor selon lui.

Ivan était un enfant assez rêveur et un étudiant studieux. Il n’obtint que des Optimal à ses BUSES comme à ses ASPIC.
Lors de sa sixième année, il s’éprit d’une jeune sorcière de Gryffondor du nom de Lana Becker. Le fait qu’elle fût de sang mêlé ne plut guère à son père, qui lui interdit par beuglante interposée de ne jamais remettre les pieds chez lui.
Le jeune garçon se sentit très embarrassé, mais son amour pour Lana était trop fort pour que cette humiliation suffise à le séparer d’elle. Après leurs études, les deux jeunes gens s’installèrent en Irlande, à l’orée d’une forêt.

En 1987, elle lui donna deux merveilleux bébés, un garçon et une fille. Ils les nommèrent Blake et Sanne.

Les deux enfants grandirent entourés d’amour et d’insouciance entre l’Irlande, la Sibérie et l’Afrique du Sud où vivait leur grand-mère maternelle.
Leurs premières facultés magiques apparurent l’année de leur six ans. Sanne, en plus d’être douée sur un balai parlait avec une facilité étonnante aux animaux, quand à Blake il lui suffisait de toucher une plante sur le point de mourir pour que celle-ci retrouve son éclat.
Lorsque le temps ne leur permettait pas de sortir, ils étudiaient les potions avec leur grand-mère Irina, qui dans sa jeunesse, fut professeur à BeauxBatons.

Lorsque la seconde guerre éclata, les jumeaux entraient dans leur dixième année. Afin de les épargner, Irina les emmena avec elle en Afrique du Sud. L’année s’écoula au rythme des morts et des disparitions sans que les deux enfants n’aient conscience de ce qu’il ce passait.
Leurs parents voulaient surtout éviter qu’ils apprennent que leur grand-père paternel s’était de nouveau rangé du côté du Seigneur des Ténèbres. Car bien que rien ne laissait présager dans son univers professionnel qu’il était un mangemort, dans la famille c’était un secret de Polichinelle.

Toute sa vie, Ivan avait entendu les discours sectaires de sang pur entre son père et son frère aîné.
Vladimir décéda en juillet 1997, tué de la même main que celle qui lui avait retiré son fils aîné et sa belle-fille quelques années auparavant, la nuit où Harry Potter quitta pour la dernière fois la maison de son oncle et sa tante.

Quelques mois plus tôt…

Il était de coutume que Dumbledore, en tant que directeur de Poudlard, vienne rendre visite aux futurs élèves venant du monde moldu. Toutefois, ces derniers temps, une mission bien plus importante lui incombait et celle-ci concernait Harry Potter.

C’est ainsi qu’il envoya en ce soir de janvier 1997, le Professeur Mc Gonagall rendre visite en son nom à la famille de la jeune Shane Moennig. La jeune fille d’origine amérindienne, avait hérité du grand pouvoir de ses ancêtres.

Minerva n’eut pas de difficulté à expliquer aux parents de celle-ci la raison de sa visite, ils semblaient même ravis de l’opportunité qui s’offrait à leur enfant.
Les trois adultes attendaient désormais le retour de promenade de Shane afin de lui demander son avis.
Dans les traditions indiennes, il était coutume de laisser son enfant s’exprimer lorsque l’on estimait qu’il avait atteint la maturité d’un adulte.

Lorsque Shane entra, elle fut surprise de voir ses parents au centre de leur hogan accompagnés d’une femme d’âge mur qu’elle ne connaissait pas, comme lors des conseils de famille.

_ « Bonsoir ma chérie » dit Jacy Moennig. « Je te présente le Professeur Mc Gonagall, elle est venue pour te rendre visite. Nous acceptons sa proposition mais nous avons jugé que tu étais désormais assez grande pour faire tes propres choix. J’aimerais donc que tu l’écoute attentivement. »

_ « Oui mère. Madame, je suis enchantée de faire votre connaissance. »

_ « Quelle enfant charmante et polie dit-elle avec un large sourire. Comme tes parents te l’ont dit je suis Professeur. Le Directeur de notre établissement, Albus Dumbledore, à décelé chez toi de grands pouvoirs magiques. Nous dirigeons une des plus grandes écoles de sorcellerie du monde et serions ravis de te compter parmi nous à la rentrée prochaine. »

_ « Une école de sorcellerie ? »

_ « Tout à fait. Nous y enseignons de nombreuses matières dont les potions, l’astronomie, le soin aux créatures magiques, ou encore la botanique. »

_ « Oh mais c’est merveilleux. J’ai toujours désiré en apprendre d’avantage que ce que ma grand-mère m’enseignait, et j’adore l’astronomie. Chaque soir au coucher du soleil, j’aime aller me balader avec mon cheval Tonnerre pour observer le coucher du soleil et les constellations. Je serais vraiment heureuse de venir étudier chez vous. »

_ « Très bien mais tu devras t’habituer à ne plus vivre en pleine nature, comme ici, et tu ne verras ta famille que durant les vacances. En es-tu consciente ?

_ « Tout à fait Madame, et je me sens prête à prendre mon envol. »

_ « Mon enfant, je suis heureux que tu accepte cette chance que les puissants te donnent. Avec ta mère nous avons décidés qu’il serait mieux pour toi que tu apprenne à vivre dans cette nouvelle société avant ton entrée à l’école.
Madame Mc Gonagall va donc devenir ta tutrice et te placera dans une très bonne école à Londres. Bien sur, nous paierons tout les frais occasionnés. Mais nous attendons de toi le plus grand sérieux et l’obéissance envers cette dame. »

_ « Père je saurais me montrer à la hauteur de notre famille, je t’en fait solennellement la promesse ».

_ « Dans ce cas, tu partiras à la fin de la semaine, si cela te convient. Le temps que toutes les démarches soient en règles. »

_ « Bien. Père. Mère. »

_ « Merci. Le dîner t’attends, rejoins les autres s’il te plaît. »

Voici comment la petite indienne se retrouva élève de la Dragon school d’Oxford en cette fin janvier 1997. Établissement qui vit aussi passer la jeune Hermione quelques années plus tôt.

Une autre jeune sorcière étudiait dans cet établissement, cadette d’un an de Shane, Sarah David une jeune fille de nature expansive et sportive.
Elle arriva dans le courant du mois de décembre. Toutes les chambres ayant déjà deux jeunes filles, elle se retrouva exceptionnellement seule, aussi fut-elle ravie lorsque la directrice lui annonça qu’une camarade arriverait le lundi suivant et qu’elle feraient chambre commune.

Sarah ne cessa de se demander jusqu’au jour J à quoi ressemblerait la nouvelle élève et si elle s’entendrait bien avec.
Aussi, lorsque la fin des cours sonna en ce lundi, elle attrapa ses manuels scolaires et fila d’une traite dans sa chambre.
Elle ouvrit la porte avec lenteur, un peu angoissée, et c’est alors qu’elle l’a vit.
Elle était assez grande et musclée pour son âge, ses longs cheveux noirs tombaient avec grâce sur ses épaules et ses yeux étaient d’un regard intense.

Sous le choc, Sarah laissa échapper ses livres qui s’écroulèrent avec fracas sur le sol de la chambre.
Comment cette fille pouvait-elle être d’une telle splendeur ?
Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, ses mains étaient moites, elle resta fixée sur sa camarade incapable de détourner les yeux d’elle.

De son côté, Shane eut aussi un grand blocage en voyant Sarah et ressenti les mêmes effets.
Elle avait stoppé tout rangement de ses affaires en apercevant la jeune fille.
D’un coup, Sarah s’avança vers elle, et sans lui laisser le temps de réagir, déposa un baiser sur ses lèvres, ce qui l’a fit frémir.
Son corps semblait redemander cette sensation si agréable qui l’avait transpercée un centième de secondes et sans réfléchir elle lui rendit son baiser.

C’est ainsi que les deux jeunes sorcières firent connaissance, sans connaître le secret de l’autre.
Chacune connaissait le décret de protection magique concernant les moldus.

Le jeune couple semblait très heureux, les mois passèrent dans la joie et la bonne humeur. Chaque soir, Shane lisait l’un des ouvrages que Mc Gonagall lui avait prêté afin d’en apprendre plus sur le futur monde qui l’attendait.

Oh bien sur, ses plaines et son cheval lui manquait, mais elle prenait son courage à deux mains, voulant que ses parents soient fiers d’elle.

Un samedi matin d’avril, Shane se réveilla très fiévreuse. Sarah l’emmena à l’infirmerie où on l’installa dans une petite chambre pour lui faire des examens.
La directrice devant passer pour l’inspection, elle retourna d’un pas précipité dans sa chambre afin de ranger les affaires de sa petite amie.

En faisant son lit, elle aperçu un livre dépassant de sous l’oreiller. Par curiosité, elle y jeta un œil. Quelle ne fut pas sa surprise en voyant qu’il s’agissait d’un manuel de métamorphose à l’usage des débutants.
Elle avait déjà lu cet ouvrage, sa grande sœur lui avait donné à la fin de sa première année à BeauxBatons.
Était il possible que Shane soit du même monde qu’elle ?

Elle devait en être sure. Pour ce faire, elle déposa le livre en évidence sur le bureau et finit de ranger. Lorsque la directrice arriva, elle la félicita du bon état de la pièce.

_ « Comment va votre camarade, Mademoiselle ? J’ai ouïe dire qu’elle se trouvait à l’infirmerie. »

_ « Oui Madame. Je m’apprêtai à lui emmener cet ouvrage pour lui tenir compagnie à votre arrivée. »

_ « Qu’est ce donc ? Montrez-moi ! »

_ « Tenez Madame. »

_ « Hummmm. Histoire des peuples amérindiens. Elle étudie l’histoire de ses ancêtres, très bien. Emmenez-lui donc. »

_ « Merci Madame. »

Ainsi avait-elle raison, le livre avait subit un sort de camouflage afin que les moldus n’y voit qu’un simple ouvrage d’histoire.
Elle se dirigea vers l’infirmerie où le médecin lui indiqua que sa camarade était éveillée mais il précisa de ne pas trop la fatiguée.

_ « Comment va tu ma puce ? »

_ « Un peu fatiguée. Oh tu m’a emmener mon livre, merci. » dit elle en tendant la main vers sa petite amie pour le lui prendre.

_ « Attends je voudrais te poser une question avant. Pourquoi est-il ensorcelé ? »

_ « De quoi parle tu ? Ce n’est qu’un livre d’histoire sur mon peuple. »

_ « Pour un moldu peux-être » chuchota t’elle. « Mais pour moi, c’est un manuel scolaire de magie. »

_ « Quoi ? Comment ? Tu…mais c’est impossible ! Minerva m’a pourtant dit que… »

_ « Je suis une sorcière idiote » dit elle avec un grand sourire. Les sortilèges sont fait pour masquer la vérité aux moldus pas à nous, et parle moins fort, on pourrait nous entendre. »

_ « Oui désolée. Mais je ne comprends pas, si tu es comme moi pourquoi es tu ici ? »

_ « C’est la guerre dehors. Le seigneur des ténèbres poursuit tout les sang mêlés et les sang de bourbe. Étant de sang mêlés, mon père à voulu nous protéger en nous mettant dans des écoles moldues sous de faux noms le temps que tout ce calme. Toi aussi tu dois être enregistrée sous une fausse identité je suppose. »

_ « Je ne sais pas. C’est le Professeur qui s’est occupé de tout. Je suis une sang de bourbe, je suis censée entrer à Poudlard en septembre. »

_ « Si Dumbledore et Potter n’arrivent pas à arrêter tu sais qui, je doute que cela soit possible. »

_ « Ah oui ? Tu va aller à Poudlard toi aussi ? »

_ « Oui, mes grandes sœurs sont à BeauxBatons mais je veux être dans l’école où Potter à étudier. »

Durant les mois qui suivirent, en plus d’étudier les matières de la dragon school, le couple s’entraida pour étudier la magie. Sarah racontait à Shane tout ce qu’elle savait du monde des sorciers, y ayant grandi contrairement à sa petite amie.
La nouvelle de la mort de Dumbledore troubla fortement les deux jeunes filles.

Quelques jours plus tard, elles reçurent chacune une lettre leur expliquant qu’elles devaient rester en sécurité à l’école jusqu’à nouvel ordre et qu’une personne viendrait les chercher pour les éloigner de Londres, si les choses dégénéraient. Elles ne furent pas surprises de voir les feuilles brûler seules après lecture.

L’été arriva très vite. Le premier juillet, Minerva vint les chercher.
Une voiture moldue les attendaient, conduite par un homme roux.

_ « Arthur vous savez où nous emmener, il faut faire vite. »

_ « Où allons nous Professeur ? »

_ « Nous devons vous mettre en sécurité. D’autres enfants nés moldus ou de sang mêlés sont menacés. Chaque seconde qui passe rapproche les adeptes de vous savez qui d’eux. Le rôle de l’ordre du Phénix est aussi de vous garder en vie. Nous allons récupérer d’autres de vos camarades puis vous partirez en portoloin. »

La voiture se dirigea vers d’autres écoles. Ainsi firent elles la connaissance de Miranda, Carlos, Pauline, Cassiopée, Philéas, Salem, Thèmys, Olympe, Leena, Douglas, Kennedy et Kate.

Ils entendirent chuchoter les deux adultes sur le fait qu’il ne s’agissait là que de la première tournée et espéraient que les autres ne rencontreraient aucun problèmes en chemin.

Ils roulèrent un long moment, avant de stopper la voiture dans un grand champs de blé. Là le professeur leur indiqua de la suivre, et fit une pause auprès d’un vieux pneu.

_ « Très bien il va bientôt partir. Tenez le fermement. »

Les quatorze enfants obéirent. La sensation était pour le moins étrange et désagréable. Ils se sentirent comme tirés par le nombril avant de se retrouver dans une grande maison en bord de mer. Un homme s’approcha d’eux.

_ « Bonjour, bienvenue à la maison du lac. Vous vivrez ici quelques temps. Je me présente Kingsley Shacklebolt. Suivez-moi. Cette endroit est protégé par de la magie très ancienne et impossible à tracée. Elle fut construite par Dumbledore lors de la première guerre, qui jeta lui même chacun des sortilèges jusqu’au moyen de bloquer la trace que le Ministère à sur chacun de vous jusqu’à votre majorité permettant de savoir si vous utiliser la magie en dehors de l’école. Cela nous facilite bien les choses.
Cependant nous avons renforcer les protections pour pour plus de sécurité. »

Kingsley les invita à choisir une chambre dans celles qui étaient libres. Les filles en prirent une avec une fenêtre donnant sur le magnifique paysage qui les entouraient, mêlé entre la mer et la montagne.
Par magie, un second lit fit son apparition qu’elles rapprochèrent du premier et, comme si le mobilier avait comprit leur geste, les deux lits devinrent un majestueux lit à baldaquin pour deux personnes.

Dans les semaines qui suivirent, d’autres enfants arrivèrent. Certains étaient déjà élèves à Poudlard mais leur statut les menaçaient de mort.
Les plus grands s’occupaient des plus jeunes, la tranche d’âge oscillant entre huit et seize ans.
Les adultes présents n’étaient jamais les mêmes. Parfois, l’on n’en voyait aucun durant plusieurs jours. Alors les plus âgés préparaient les repas, lisaient les histoires, rassurant les plus jeunes.
Chacun s’occupait comme il pouvait, lisant, étudiant, se promenant dans le jardin.

A la fin du mois de juillet l’on apprit la chute du Ministère et la mort du Ministre de la magie. Les protections furent renforcées sur la maison. Les enfants étaient de plus en plus nombreux, parfois très jeunes.
Les mois s’écoulèrent entre joie et terreur.

Une radio clandestine fut crée par les anciens de l’armée de Dumbledore. Chaque soir toute la maisonnée écoutait attentivement les messages.
Certains espéraient avoir des nouvelles de leur famille et beaucoup avaient peur d’entendre leurs noms dans les personnes disparues ou retrouvées mortes.
Malheureusement cela devint de plus en plus fréquent.
Tous se demandaient si Harry Potter et ses amis étaient encore vivants et s’il réussiraient à faire tomber « vous savez qui ».
Personne ne prononçait son nom car il était tabou.

En avril, la maison comptait plus de 400 enfants de six mois à dix sept ans.

Sarah et Shane surprirent un soir une conversation entre deux membres de l’ordre. Ainsi elles apprirent qu’il y avait dix autres maisons comme celles-ci à travers le monde, chacune protégeant plus de trois cents jeunes sorciers et sorcières. Parfois des femmes enceintes, où de jeunes mamans dont les enfants devaient être allaités.
A ce stade le but était de cacher le maximum de gens. Des membres de l’ordre tombaient.

Cela ne fit qu’augmenter la crainte des deux jeunes filles.

Tout le monde comptait sur Potter pour sauver la situation sans savoir où il se trouvait et ce qu’il faisait.

Soudain, un soir de mai, une phrase éveilla tout le monde à la maison du lac.

« L’éclair à jaillit. Rejoignez le sanglier, puis le signal fut brouiller, l’on n’entendit plus rien. »

Quelques heures plus tôt les plus âgés avaient entendu que l’éclair, la colombe et le dragon s’étaient enfuis de Gringots, et maintenant cette simple phrase.
Un espoir se leva en eux, ceux qui avaient dix sept ans comprirent que la fin était proche.
Ils se rendirent auprès des membres de l’ordre exprimer leur souhait de de battre, de rejoindre le sanglier.
Ils partirent en portoloin.

Potter avait refait surface, tous sautèrent de joie.

Le lendemain, un membre de l’ordre vint leur annoncer que Voldemort était tombé de la main d’ Harry Potter, que la guerre était finie. Les plus jeunes furent renvoyés à leur famille, lorsqu’elles étaient encore en vie, ou confier à d’autres familles de sorcier. Les plus grands furent inviter à participer à la reconstruction de Poudlard et du monde de la magie.
Sarah et Shane choisirent cette option et c’est ainsi qu’elles virent pour la première fois Harry Potter, Hermione Granger et Ron Weasley.

Mais sachant qu’ils avaient perdus des proches, elles se gardèrent bien de les déranger.

Pendant un mois, elles aidèrent au château avant de retourner voir leurs familles.
Lorsque le mois de juillet arriva, Shane et ses parents se rendirent sur invitation chez Sarah, dans leur appartement Londonien.

C’est là que les deux jeunes filles reçurent leur lettre pour Poudlard.

********************************************************

En ce chaud matin d’été, une chouette se posa sur le rebord d’une maison de Sophiatown, à ses pattes se trouvaient deux enveloppes fermées à la cire et portant le blason de la célèbre école.

_ « Les enfants venez, il y a du courrier pour vous. »

_ « C’est papa » cria Blake en arrivant en courant.

_ « Non c’est encore mieux regarde. »

Elle lui tendit l’une des enveloppes sur laquelle le nom de Blake Tokarev se trouvait inscrit.
Sanne arriva peu de temps après et arracha l’enveloppe des mains de sa grand-mère.

_ « Toujours aussi pressée ma chérie. Il faudra que tu apprenne à canaliser ton énergie lorsque tu seras à l’école. »

_ « Ouais » répondit la jeune fille d’un ton évasif tandis qu’elle dévorait la lettre des yeux. « On repart quand à la maison ? »

_ « Je vais préparer vos bagages, il est temps de partir pour Londres. Vos parents nous rejoindrons sur le chemin de traverse. »

_ « Chouette » s’extasia Blake.

Le jeune garçon adorait se rendre à Fleury et Bott et parcourir les bibliothèques dans l’espoir de trouver un nouvel ouvrage à dévorer.
Il avait déjà lu trois fois, l’Histoire de Poudlard, et il lui tardait d’avoir en main ses nouveaux manuels scolaires.

Sanne quant à elle, savourait l’idée de pouvoir s’acheter des ustensiles pour son balai.
Irina lui avait mainte fois répété que les premières années n’étaient aucunement autoriser à posséder leur propre balai à l’école, mais la jeune fille ne comptait pas partir sans lui et prévoyait déjà divers plans pour le faire entrer en douce.
Elle avait passer des semaines à étudier les plans de Poudlard et découvert que le saule cogneur donnait sur la maison hantée.
Dés que sa grand-mère aurait le dos tourner, elle utiliserait le portoloin qu’elle avait fabriqué en utilisant sa baguette une nuit, déposerait son balai là bas et reviendrait.

Le mieux serait pendant la nuit, elle ne souhaitait pas être vue à Pré au Lard et l’obscurité serait son amie. Du moins pensait elle que son plan fonctionnerait…
C’était sans compter sur l’expérience et la méfiance d’Irina qui avait découvert la supercherie et désactiver le fameux objet.

Deux jours plus tard, toute la famille se retrouva devant Gringots. Après avoir prit un peu d’argent dans leur coffre, ils demandèrent aux enfants par quelle boutique ils désiraient commencer.

_ « Papa, je suis assez grande pour faire mes achats toute seule » répondit Sanne sur un ton légèrement haut.

_ « Très bien, si je te suis tu veux partir en vadrouille ? As-tu ta liste ? »

_ « Oui regarde. Allez s’il te plaît. »

_ « Si ta mère est d’accord alors moi aussi. Chérie ? »

_ « Bon très bien, je capitule, tu es aussi entêtée que moi lorsque j’avais ton âge. Tiens voici une bourse. Surtout n’oubliez rien. » dit la jeune femme d’un air un peu triste.

_ « Oh merci merci. Super. Blake tu me suis ou non ? »

_ « Bien sur » dit le jeune garçon mût lui aussi par le goût de l’aventure.

_ « Très bien mais unique condition les enfants, on se retrouve ici à seize heure pile et ce, avec tout le matériel inscrit sur cette liste. Est ce bien compris Sanne ? »

_ « Ouais promis papa. »

Les jumeaux partirent à la vitesse de la lumière laissant derrière eux trois adultes éberlués.
Ils entrèrent chez Madame Guipure. C’est à cet instant précis que Blake croisa pour la première fois le regard de Lulu Conelly. La jeune fille rigolait avec ses deux amies tandis que la vendeuse tentais d’arranger leurs tenues.

Elle avait de longs cheveux blonds vénitiens, de grands yeux bleu-vert et un joli petit nez.
D’allure mince et de taille moyenne, elle tenait un livre à la main.
Il reconnut la couverture de loin, ainsi elle aussi entrait à Poudlard.
Il était si subjugué qu’il n’entendit pas sa sœur arriver. Les trois jeunes filles parlaient des différentes maisons et de celle où elles désiraient entrer.
Sanne ne put s’empêcher de remarquer la rougeur naissante sur les joues de son frère et le taquina à ce sujet.

_ « Tu espère être dans quelle maison frérot ? Il y a peu de chance qu’elle ait à Serpentard tu sais. ! »

_ « Qui a dit que je voulais être à Serpentard ? J’aimerais aller à Serdaigle, pas toi ? »

_ « Hors de question, bien qu’à choisir, si je ne peux être à Serpentard, Serdaigle est un choix plus que raisonnable, tant que je ne suis pas à Gryffondor. »

_ « Tu sais ce que grand-mère nous a raconté, tout les mauvais sorciers qui ont rejoint Voldemort étaient à Serpentard, cette maison à mauvaise réputation. »

_ « Et alors ? Au moins contrairement aux Gryffondor, ils ne se croient pas supérieurs aux autres ni plus intelligents. »

_ « Harry Potter n’est pas comme cela à ce que l’on dit. Et pourtant il a vaincu Voldemort. »

_ « Certes mais Potter n’est rien seul, Granger est le cerveau. »

_ « C’est vrai qu’elle est d’après ce que l’ont dit, la meilleure et la plus puissante sorcière de sa génération. Je serais ravis de pouvoir lui parler. »

_ « Rêve pas Blake, elle a sûrement des choses bien plus importantes à faire que de perdre du temps en bavardage avec un garçon de onze ans. Puis rien ne garantit qu’elle soit là cette année tu sais. »

_ « Tu es vraiment d’un pessimisme petite sœur, cela est affligeant. »

_ « Nope je suis réaliste. Allez viens nous devons payer nos robes. »

Pendant ce temps, de l’autre côté du magasin, nos trois amies continuaient leur conversation.

_ « Eh les filles, regardez, on a de la compagnie. La fille est vraiment charmante ! » s’exclama Shane qui eut droit à un regard noir de sa petite amie.

_ « Merci pour moi. » répondit Sarah.

_ « Du calme, ne soit pas jalouse. Tu sais bien que je t’aime et qu’il n’y a que toi dans mon cœur. Et toi Lulu, tu les trouve comment ? »

_ « Bah euh, je ne sais pas. » dit la jeune fille timidement

_ « Mais t’es toute rouge » fit remarquer Shane de vive voix. Tu es sure que tout va bien ? »

_ « Je crois que notre Lulu à craquer sur le garçon qui vient d’entrer. Attends j’ai une idée » s’exclama Sarah en faisant signe à Shane.

_ « Non s’il te plaît » supplia Lulu. Ne va pas leur parler » !

_ « Allez Lulu, ce n’est rien d’autre qu’une façon de se faire de nouveaux amis. Ils vont à Poudlard eux aussi, regarde. Ils ont acheter les mêmes tenues que nous. »

Lulu était assez timide et réservée. Elle se sentait d’avantage à son aise au milieu d’une bibliothèque que dans les boutiques. Mais ses deux amies l’avait embarquée malgré elle pour acheter leurs fournitures.

Ses parents qui cherchaient à lui faire quitter un peu ses livres, l’y avait vivement poussée.
Elle avait rencontrer Sarah et Shane la semaine précédente au chaudron baveur, où ses parents louaient une chambre le temps d’emménager à Londres.

Les deux jeunes filles étaient venues lui parler alors qu’elle dévorait un de ses livres scolaires, acheté la veille. Son père la força à les suivre et depuis, tout les jours, elles sortaient se promener.
Au début, Lulu n’osait pas trop parler, mais petit à petit, la bonne humeur du couple l’avait débloquée et désormais, elle rigolait avec ses nouvelles amies.

Dés que leurs robes furent emballées, les filles prirent la direction des jumeaux.

_ « Enchantée, moi c’est Sarah. Voici Shane et Lulu. Nous aussi entrons à Poudlard cette année. »

_ « Bonjour moi c’est Sanne et voici mon jumeau Blake. Vous faites aussi vos courses seules ? »

_ « Oui je n’aime pas trop avoir mes parents sur le dos. Tu vois ce que je veux dire ? » dit Sarah en lui faisant un clin d’œil.

_ « Carrément. Pareil pour moi. Vous venez d’où ? »

_ « Lulu est Écossaise, Shane à moitié Navajo et américaine. Quand à moi je viens d’Israël. Et vous ? »

_ « Nous sommes russes, mais nous vivons entre l’Irlande et l’Afrique du Sud. Parfois on va en Sibérie, papa à une petite maison là bas. Les loups viennent nous rendre visite c’est cool ! »

_ « Dément j’adore les loups. Je rêve d’en voir de près un jour. » dit Shane extasiée.

_ « Je crois que toi et moi on va bien s’entendre ! » dit Sanne avec un ton plus que jovial.

Les cinq jeunes décidèrent de passer le reste de l’après-midi ensemble. En sortant de chez Madame Guipure, ils se rendirent chez Fleury et Bott situé juste à côté afin d’acheter leurs ouvrages. Seule Lulu possédait déjà les siens, toutefois elle ne put s’empêcher d’acheter des livres supplémentaires.

Ainsi fit elle l’acquisition de « Quidditch à travers les âges, Les animaux fantastiques et Nouvelle théorie de la numérologie ».
Blake qui était aussi fervent de lecture qu’elle, acheta en plus de ses manuels scolaires : « Frères de sang, Ma vie chez les vampires, et Grandeurs et décadence de la magie noire. »
Les deux amis se promirent de se prêter leurs achats respectifs une fois la lecture achevée.

Avant de continuer leurs achats, Sanne désirait passer à la boutique de brocante afin de se trouver une jolie malle. Bien sur, il existait une boutique spécialisée sur le chemin de traverse, fabriquant une gamme spéciale pour les élèves de Poudlard mais la jeune fille détestait avoir la même chose que les autres.
Tandis qu’elle fouinait dans les allées de la boutique, les autres se présentèrent chez Ollivander situé juste en face.

_ « Bonjour les enfants, vous venez acheter votre première baguette ? »

_ « Oui Monsieur » dirent-ils tous en chœur

_ « Très bien, très bien, voyons ce que j’ai. Vous d’abord jeune homme. » Dit il désignant Blake du doigt.

Celui-ci s’avança prudemment. Il savait que la baguette choisit son sorcier et non l’inverse, et que son avenir dépendait de cet instant. Après plusieurs essais, ce fut finalement une baguette du sureau de 34.5 cm avec de la poussière d’os de sombral.
Celle de Shane fut en sorbier, 28.7 cm avec un crin d’abraxan et Sanne fut choisie par une baguette en sureau 36.9 cm avec un dard d’acromentula, ce qui lui valut un regard étrange de la part d’Ollivander.
Puis ce fut au tour de Lulu, saule 26.9 cm avec un crin de licorne et de Sarah, aubépine 31. 2 cm avec une plume de phénix !

Après avoir quitté la boutique de Garrick, le petit groupe décida de faire une halte à la ménagerie magique ainsi qu’à Eeylops afin d’acquérir l’animal qui, selon eux, leur convenait le plus.
C’est ainsi que Lulu et Blake firent l’acquisition d’une chouette, tandis que Sanne se procura un rat, et que Sarah et Shane prirent des chats.

Le temps de se quitter étant proche, leur dernière visite fut pour la boutique Weasley où chacun avait l’espoir de rencontrer ceux et celles que l’on surnommait les héros de la grande guerre. Quelle ne fut par leur déception d’apprendre l’absence de Georges Weasley lui même, de la bouche de ses employés. Expliquant ne pas l’avoir revu depuis la bataille finale au château hormis lorsqu’il était passé préparer une immense boite d’articles du magasin pour l’anniversaire d’ Harry.

Il quittèrent la boutique après quelques achats et promirent de se retrouver le 1 er septembre sur la voie 9 ¾ à 10h30.
Blake et sa sœur partirent en direction de Gringots tandis que les filles s’installèrent à la terrasse de Florian Fortarôme désormais tenue par l’un de ses anciens employés du nom de Théophile Bouvier, afin d’y déguster une de ses spécialités : le « Potter Sundae » !

Après le meurtre de son patron par les mangemorts en 1997, Théophile avait prit la décision de lui succéder. En la mémoire de celui qui fut son mentor il garda le nom de la boutique.

Ainsi lorsque le règne de Voldemort tomba définitivement par les actions d’ Harry et ses amis, le jeune homme décida de changer les noms dans toute la boutique. Désormais on y trouvait, outre le Potter Sundae, le Crazy-Luna, le Ron-îlot, le Ginny Cake, l’Hermione Potion ou encore le Dean-amyte ou le Seamus Brownie et encore bien d’autres…

Le succès était au rendez-vous et les clients ne tarissaient pas d’éloges sur l’ancien apprenti de leur cher Florian bien qu’attristés par sa disparition.

L’été s’écoula doucement au gré du vent, entre les balades dans les rues de Londres et les après-midis à flâner dans les boutiques du chemin de traverse.
Le dernier jour, les filles surexcitées par leur entrée imminente à Poudlard foncèrent malencontreusement sur une personne de forte corpulence qui se trouvait être Hagrid.

Celui-ci passa une partie de la matinée à leur raconter des anecdotes sur les années de Harry, Ron et Hermione à Poudlard. Il n’était pas dans la nature de Hagrid, fait bien connu, de savoir garder un secret, et il ne fut pas difficile pour les trois jeunes filles de réussir à le faire parler.

C’est ainsi qu’elles apprirent le retour des anciens pour une dernière année dans le but d’obtenir leurs ASPICS.
Ce fut le cœur plein de joie à l’idée de pouvoir rencontrer leurs héros, que celles-ci s’endormirent en ce 31 août 1998…

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Chapitre 03 : Une naissance hors du commun


Si on avait dit à Pétunia Dursley que son fils donnerait un jour naissance à un enfant doté de pouvoirs magiques, elle aurait sûrement nié tout contact avec le monde des sorciers. Toute sa vie, elle avait renié sa sœur qui appartenait, selon elle, à un monde de monstres, considérant d’ailleurs Lily comme tel.

Alors, le jour où cette dernière décéda et qu’elle eut à prendre Harry en charge, Pétunia décida d’éloigner de l’enfant tout ce qui pourrait lui rappeler le monde dans lequel il avait évolué durant la première année de sa vie.

Mais celui-ci avait malgré tout développé ses pouvoirs au fil des années et lorsqu’il eut atteint l’âge de onze ans , il lui fallut se résoudre à le laisser partir étudier dans l’école où Lily s’était rendue au même âge,  l’abandonnant au profit de camarades comme elle.
Et maintenant, dix-huit ans plus tard, elle se trouvait à Ste Mangouste sur le point d’assister à l’accouchement de sa future belle-fille dont le bébé était doté de facultés particulières. Quelques heures plus tôt, celle-ci s’était retrouvée planant au-dessus du lit de son fils. Paniquée, la première chose qui lui vint à l’esprit fut de dire à Dudley de contacter Harry.

Celui-ci s’était exécuté en envoyant un hibou. Dudley s’était gardé de prévenir ses parents et avait demandé à son cousin de lui fournir un moyen rapide de le contacter. Son futur enfant faisant partie de l’autre monde, autant s’y habituer dès maintenant.                                                                                                                            Harry lui avait donc offert une magnifique chouette effraie et de quoi la nourrir. Depuis la fin de la guerre, face aux évènements, Harry et lui s’étaient beaucoup rapprochés. Celui-ci lui avait même promis de l’emmener sur le chemin de Traverse, Holy lui ayant indiqué un célèbre magasin de layette.
Pétunia ne cessait de réfléchir. Comment était-il possible que son fils Dudley Dursley, dont les deux parents ne possédaient pas le moindre caractère magique, puisse donner naissance à une sorcière ? Ses propres parents étaient issus de la communauté moldue et elle n’avait jamais songé à demander à Lily s’il existait parmi leurs ancêtres d’autres signes du monde des sorciers. Elle le regrettait amèrement, désormais. Tant d’années perdues…

Était-ce un coup du sort ?  
Une vengeance du destin pour lui faire payer son comportement abusif envers son neveu ?      

Des dizaines de questions lui trottaient dans la tête, et la seule personne apte à lui répondre à cet instant était ce fameux neveu. Or Harry se cachait depuis plus d’une heure afin d’éviter le personnel soignant, qui voulait absolument rencontrer le célèbre Harry Potter. Et elle se retrouvait seule avec son fils, sa belle-fille et la mère de celle-ci dans un hôpital de sorciers rempli de gens atteints de maux qu’elle ne connaissait pas. Tout cela l’effrayait au plus haut point.

Quand ils avaient appris que Holy avait un lien de parenté avec Harry Potter, tout le personnel avait commencé à la traiter avec respect et à veiller à son bien être. Cela ne déplaisait guère à Pétunia, bien au contraire, et elle profitait de cette notoriété pour demander les meilleurs médecins et de quoi calmer les douleurs induites par les contractions de sa belle-fille. Bien sûr, elle fut étonnée quand un mage lança un sortilège d’apaisement sur celle-ci, s’attendant à le voir lui donner des médicaments.

Après plusieurs heures de travail, la petite fille vint au monde. Elle avait des cheveux noirs bouclés et de beaux yeux verts. Elle pleurait vigoureusement, ce qui présageait une bonne forme, mais elle s’endormit calmement lorsqu’elle eut tété. Rien d’étonnant pour un bébé. Mais lorsque Harry entra dans la chambre, il trouva sa tante et sou cousin planant au-dessus du lit de Holy, qui dormait paisiblement, et le berceau de sa petite cousine tournoyant autour d’eux. La petite fille faisait bouger les choses durant son sommeil.

_ Harry, aide nous, au secours ! prononça Dudley, qui semblait sur le point de régurgiter son déjeuner.

Après avoir ramené sa tante et son cousin à terre, celui-ci appela une infirmière passant non loin de là.

_ Je vois, dit-elle. Monsieur Potter, votre petite cousine est déjà très blagueuse. Je vais vous apprendre un sortilège pour contrer cela si ça devait arriver chez vous.

Quelques minutes plus tard, le berceau trônait sur le sol et l’enfant dormait paisiblement. Face aux circonstances, il fut décidé qu’elle ne sortirait de l’hôpital que lorsque les médecins auraient trouvé comment canaliser toute cette magie dans le monde moldu, le décret de protection du monde magique étant très strict à ce sujet. Lorsque Harry raconta les exploits de la petite Lauryn Lily Dursley dans la cuisine du Terrier, il y eut pas mal de fous rires.

Deux semaines après sa naissance, le 13 août 1998, Lauryn ne faisait plus voler ses parents, mais déplaçait les objets jusqu’à elle. Ainsi avait-elle pris les lunettes de l’infirmière, le ciseau du chirurgien…

Les médecins de Ste Mangouste finirent par autoriser sa sortie, mais une équipe du Ministère envoyée par Mafalda Hopckrick se rendit à Privet Drive. Il fut vivement conseillé à Dudley de faire appel à son cousin ou à son entourage en cas de doute. On lui rappela au passage le code de protection magique et un tas de règles à suivre.

Finalement, Holy et Dudley acceptèrent de venir s’installer au square Grimmaud avec les parents de celle-ci. Holy ferait ainsi sa dernière année à domicile et cela laissait le temps à ses parents de reprendre leur ancien travail et de trouver une nouvelle maison. L’ancienne avait été brûlée par les mangemorts. Ils remercièrent longuement Harry pour son hospitalité.

Molly les installa au troisième étage, leur fournissant tout ce qui avait servi à ses propres enfants. La chambre de Lauryn était un vrai petit cocon. Elle donnait sur une salle de bain attenante à la chambre de Dudley et Holy.

Ginny avait déjà gravé leurs noms sur les portes. Comme il restait deux chambres à cet étage, il fut décidé que l’une serait pour Teddy et l’autre pour les Tonks. Le second étage serait réservé à Harry et Ginny, quant au premier il comporterait quatre chambres d’amis et une pour Hermione et Ron.

La maison n’avait plus rien à voir avec ce qu’elle était au temps des Black.

L’oncle Vernon semblait contrarié et soulagé à la fois par l’installation de sa petite-fille au square Grimmaud. Il n’osait avouer que tout cela lui faisait peur et qu’il ne savait pas comment s’occuper de ce bébé, comme il n’avait pas su pour Harry, même si sa vision des choses avait bien changé.

De son côté, Harry proposa à Holy et Dudley d’inscrire Lauryn à Poudlard, comme l’avaient fait ses parents à sa naissance. La jeune fille accepta avec joie et le remercia.
La dernière semaine d’août, des lettres de Poudlard leur parvinrent et tout le monde se rendit sur le chemin de Traverse, en compagnie de Dudley.

Harry offrit un nouveau balai à Ginny, puis ils se rendirent à Fleury et Botts, chez Madame Guipure, pour s’acheter de nouvelles robes, et au magasin de layette pour Lauryn et Teddy, où Harry reçut en cadeau deux jolis bodies avec écrit “mon parrain est Harry Potter”.

Les nouvelles allaient vite et tout le monde savait pour Lauryn et Teddy. Ils finirent leurs emplettes à la ménagerie magique, où Harry s’acheta une harfang des neiges tachetée de noir pour remplacer sa chère Hedwige.

Une fois leurs courses terminées, ils passèrent chez Ollivander. Celui-ci, à leur grande surprise, était ouvert, et un jeune homme d’à peu près leur âge se tenait à ses côtés derrière le comptoir, en grande discussion avec lui.

_ Oh ! Harry, Hermione, Ron ! Quelle bonne surprise, mes amis. Je suis très heureux de vous voir. Que me vaut cette visite ?

_ Nous sommes venus voir si vous alliez mieux, chuchota une petite voix aiguë au milieu du groupe.

_ Luna ? Tu es là aussi ? s’exclama le vieil homme, la prenant dans ses bras avec un grand sourire. J’ai appris que vous retourniez tous à l’école pour finir vos études. C’est très bien, je suis sûr que vous obtiendrez tous vos ASPICS haut la main, les enfants !

_ Merci Monsieur Ollivander ! répondirent-ils tous en chœur.

_ De rien. Au fait, voici Ulysse Katsopolis, mon apprenti. Viens, mon garçon, que je te présente.

Le jeune homme s’approcha timidement du groupe.

_ Alors voici Harry Potter, Hermione Granger, Ron et Ginny Weasley, Dean Thomas, Luna Lovegood, Seamus Finnigan et je ne connais pas les deux autres.

_ Voici mon cousin Dudley, dit Harry.

_ Et je vous présente Rolf Scamander, ajouta Luna.

_ Scamander ? Comme le magizoologiste ?

_ Vous parlez sûrement de mon grand-père. Mais comme vous devez le savoir, mon père a pris sa suite.

_ Ravi de vous connaître, je me souviens très bien du jour où votre grand-père et votre père ont acheté leur première baguette. Bois de hêtre, 38.5 cm avec un brin de licorne et bois de bouleau, 27.5cm avec une plume de sombral, mon garçon !

_ Papa l’a toujours. Quant à moi, j’ai hérité de celle de mon grand-oncle. Mais je voudrais acheter ma propre baguette.

Lorsque Rolf eut trouvé sa baguette, bois de houx, 28.7 cm et nerf de cœur de dragon, sous les yeux éberlués de Dudley, la petite troupe se rendit chez Florian Fortarôme afin de déguster une de ses délicieuses glaces.

Ils apprirent sa mort infligée par les mangemorts avec tristesse. L’établissement avait ensuite été repris par son ancien commis. Celui-ci avait d’ailleurs inventé de nouveaux plats, “en hommage aux héros de la seconde guerre”, comme il disait.

Autour de la table, les discussions allaient bon train. Arthur, ayant eu une promotion au Ministère, avait vu son salaire augmenté considérablement.

Quant à Molly, elle vendait des pulls à l’effigie de Harry (avec son accord) et les commandes affluaient. On lui demandait parfois des vêtements représentant Harry, Ron et Hermione fuyant Gringots sur un dragon ou d’autres idées farfelues ayant toutes un rapport avec le petit groupe d’amis. Elle s’y attelait avec plaisir. Ainsi, la chambre forte d’Arthur et Molly se remplissait-elle à vive allure.

Le 28 août, contre l’avis de Ron, Harry se rendit au Ministère pour témoigner au procès de Narcissa Malfoy. Son mari avait été condamné à trente ans à Azkaban et Draco acquitté, mais celle-ci risquait aussi la prison. Harry n’avait pas oublié qu’en mentant dans la forêt à Tom cette nuit-là, elle avait risqué sa vie. Ainsi plaida-t-il en sa faveur, expliquant qu’elle lui avait sauvé la vie et avait changé de camp avant la mort de Tom Riddle.

Après de longues heures de délibération, le MagenMagot l’acquitta et elle put rentrer chez elle avec son fils. Deux jours plus tard, Harry reçut une lettre provenant du manoir Malfoy.

Cher Harry,
Je me permets de te remercier au nom de ma famille pour ce que tu as fait pour nous, malgré tous les torts que mon mari et ma sœur ont pu te causer au cours des sept dernières années. Tu as sauvé la vie de mon fils unique dans la salle sur demande, au péril de la tienne alors que celui-ci tentait de te tuer. Je t’en serai éternellement reconnaissante, ainsi que Draco et Lucius. Tu es venu témoigner à mon procès alors que rien ne t’y obligeait (bien au contraire) et tu m’as évité ainsi de rejoindre mon mari et m’as donc permis de continuer à veiller sur Draco. Tu as un cœur bien plus précieux et humble que celui de notre famille. Sache que Harry Potter sera toujours le bienvenu dans ma maison ainsi que ses proches.

Narcissa Malfoy

Harry fut étonné par la courtoisie et l’invitation de Narcissa. Il monta ranger la lettre dans la chambre de Sirius. Depuis son retour de l’hôpital, il n’avait pas dormi au square Grimmaud, profitant des derniers jours de soleil pour jouer au Quidditch avec les Weasley au Terrier.

Lorsqu’il ouvrit la porte, il en resta bouche bée. Son parrain lui faisait de grands signes au-dessus de la cheminée, une chouette blanche volait d’un mur à l’autre, sa malle pour Poudlard était rangée et prête pour le départ. Dans l’armoire entrouverte, il put apercevoir des chemises et pantalons neufs ainsi que des cravates, des chaussettes et même des boxers bien pliés dans une panière en tissu. Les rideaux du lit étaient aux couleurs de Gryffondor avec le blason gravé dessus en fil d’or.

C’était sublime. Il parcourut chaque mètre de la chambre, de plus en plus étonné. Arrivé à la cheminée, il trouva un petit mot. C’était l’écriture de Ginny, il la reconnut de suite. Un doux parfum de fleur en émanait et son cœur se mit à battre plus vite.

Harry,
 J’espère que tu aimes la nouvelle décoration de ta chambre. J’ai gardé les souvenirs de Sirius dans une malle au grenier. Je te dis à demain, 10h30, King Cross.

Bisous.
Ta Ginny

Après avoir soigneusement rangé les deux lettres dans le placard de son bureau, Harry se rendit au grenier. Il était propre et rangé, des armoires y avaient été placées qui embaumaient la lavande et la naphtaline.

Il trouva la malle contre le mur du fond et l’ouvrit. Tout était proprement classé, y compris des lettres envoyées par ses parents avec des photos de lui enfant. Il resta un long moment à observer les souvenirs de son parrain. En fin d’après-midi, il décida de faire le tour de la maison.

Tout semblait changé, Sirius aurait beaucoup aimé la nouvelle décoration. Dans le couloir de l’escalier se trouvaient des portraits de Dumbledore, de Sirius et de Harry pris lors des fêtes de Noël trois ans plus tôt, un de Harry, Ron et Hermione datant de leur seconde année, et un autre représentant James, Sirius et Rémus. Une dizaine de tableaux agrémentaient les murs au fur et à mesure que l’on descendait dans les étages.

Il termina par le salon. Le mur du fond représentait un arbre généalogique, les premières cases indiquaient ses parents, son oncle et sa tante, puis venaient Dudley et lui. Dudley était relié à Holy (sa famille apparaissait également) et un trait descendait vers Lauryn.

À côté de sa case s’en trouvait une vide. Il y inscrivit le nom de Ginevra Weasley car il savait qu’il l’épouserait un jour. L’arbre semblait avoir deviné ses pensées, peut-être par magie, se transformant dès qu’il eut fini d’écrire le nom de Ginny. Tous les Weasley y apparurent. Au même moment, dans la chambre de Ginny au Terrier, le même phénomène se produisit. Le nom de Harry Potter s’inscrivit dans la case à côté de la sienne, ainsi que tous les Potter.

La jeune fille, avec l’aide de sa mère, avait eu la brillante idée de relier le mur du salon du square Grimmaud à celui de sa chambre. Ainsi, si l’un d’eux écrivait quelque chose, cela apparaîtrait aussi de l’autre côté.

Lorsque la jeune fille remonta dans sa chambre après le dîner et s’aperçut que de nouvelles écritures y étaient apparues, la première chose qu’elle fit fut d’appeler sa mère.

_ Maman ! Viens vite, s’il te plaît !

_ Qu’y a-t-il, Ginny ? Je suis en train de préparer une nouvelle commande ! répondit-elle sur un ton légèrement agacé.

_ Maman, c’est mon mur !

_ Ah bon, tu es sûre ? J’arrive !

Molly rejoignit sa fille devant le mur de sa chambre. On y lisait désormais un arbre généalogique indiquant l’union entre Harry Potter et Ginevra Weasley.

_ Maman, il a écrit mon nom ! Comme je suis heureuse ! Tu avais raison, cet arbre marche vraiment. Regarde : avant, il n’y avait que notre famille et maintenant, il y a James et Lily ainsi que le reste de leur famille ! C’est fou ! Tu crois que de son côté nos noms sont apparus ?

_ Oui, ma chérie, c’est le but de cette magie. J’avais fait la même chose à ton père lorsqu’il m’avait enfin avoué qu’il m’aimait. Je suis vraiment heureuse pour toi, je vous souhaite beaucoup de bonheur.

Harry n’en croyait pas ses yeux ; il ne connaissait pas ce type de magie et il faudrait qu’il demande plus de renseignements à Hermione là-dessus. Ainsi sa petite amie avait ensorcelé le mur du salon pour que l’arbre se crée tout seul dans le cas où il y inscrirait son nom !

Après avoir pris une douche, s’être assuré que Lauryn et ses parents allaient bien, avoir dîné et s’être brossé les dents, il partit se coucher dans la chambre que sa future femme avait décorée avec tant d’amour…

A suivre…

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Chapitre 02 : Un retour mouvementé


Nos trois amis quittèrent le château le troisième jour. Tandis que Ron et Hermione transplanaient pour l’Australie afin de retrouver les parents de celle-ci, Harry se rendit en Ecosse afin de ramener les Dursley chez eux. Il était l’un des gardiens du secret et, la guerre étant finie, le moment de les revoir et de tout leur expliquer ne pouvait plus attendre. Il se demandait quel accueil lui serait réservé.

*********************

Mr et Mrs Granger se trouvaient dans une petite cabane au fin fond de la jungle australienne, en pleine observation d’une colonie de koalas. Sur leur porte, on pouvait lire “Wendell et Monica Wilkins, naturalistes” . Hermione fit un clin d’œil à Ron.

_ Je ne pensais pas que mon sort de confusion marcherait si bien.

_ Tu sembles encore douter de tes capacités, Hermione, tu es pourtant la sorcière la plus brillante et puissante de notre génération, tout le monde le dit !

La jeune fille rougit légèrement. Sortant la cape d’invisibilité de son sac, elle couvrit son petit ami avec et lui fit signe d’avancer discrètement. Arrivée assez proche du couple, elle attrapa sa baguette et, dans un souffle, murmura le contre-sort. Puis elle sortit de son sac deux petites fioles qu’elle mania avec précaution. Sur l’une était gravée “maman” et sur l’autre “papa”.

_ Ce sont des souvenirs ? interrogea Ron, l’air offusqué.

_ Oui, tout ce qui concerne Harry, toi et moi, ainsi que tout ce qu’ils savaient sur notre monde depuis le jour où j’ai appris que j’étais une sorcière.

_ Tu ne nous avais rien dit à ce sujet, tu as gardé ça là dedans durant des mois ? dit-il en montrant son sac.

_ Il y a bien des choses que je n’ai pu vous dire. Et non, ne sois pas stupide, je les ai cachés dans la cave après avoir modifié leur mémoire, avec tous les sorts de protection possibles. Ensuite, je l’ai condamnée avec un charme d’invisibilité, ainsi, quand les mangemorts se sont rendus là-bas, il leur fut impossible de trouver quoi que ce soit.

_ Tu es vraiment époustouflante, Hermione !

Il embrassa tendrement sa petite amie puis observa la profondeur de ses yeux un bref moment, comme si le monde n’existait que pour vivre cet instant silencieux, puis il ajouta :

_ Quand as-tu trouvé le temps d’aller les récupérer ?

_ Hier, avec Luna et Ginny, pendant que vous jouiez au Quidditch. La maison était dans un sale état. Bien sûr, la cave étant cachée, ils n’ont pu y pénétrer, mais les mangemorts ont saccagé tout le reste. Les filles m’ont aidée à tout réparer, sois sans crainte, ajouta-t-elle en voyant son regard outré.

_ Hermione, tu aurais dû nous prévenir, les gars et moi serions venus aider.

_ C’est gentil, mon cœur, mais j’avais besoin de parler à Luna, quant à Ginny, elle désirait me voir seule, dit-elle sur un ton évasif.

_ Ah !

Il ne chercha pas à l’interroger davantage, sachant pertinemment qu’elle ne révélerait pas de quoi sa petite sœur lui avait parlé.
Pendant ce temps, ils s’étaient rapprochés des Granger. Hermione murmura un long sort inconnu du jeune homme et le couple sembla s’assoupir avant de tomber à terre. Ils eurent juste le temps de les rattraper. La jeune fille sortit de sous la cape et, à l’aide de sa baguette, réintroduisit les souvenirs dans la tête de ses parents. Une fois les fioles vides, elle les rangea dans son sac et prononça :

_ Finite !

Le couple reprit alors conscience.

_ Ma chérie, mais quelle est donc cette tenue ? dit Mr Granger en regardant sa femme. Et que faisons-nous allongés au sol ?

_ Je ne comprends pas, répondit celle-ci. Nous étions sur le point de boire le thé avec…

_ HERMIONE ! hurlèrent-ils au même instant.

_ Bonjour papa, maman, murmura la jeune fille en reculant prudemment, sentant la tempête venir.

_ J’exige des explications sur-le-champ, dit son père, qui se tenait désormais debout, le doigt pointé au dessus d’elle. Que faisons-nous en plein milieu de la jungle, accoutrés de cette façon ? Je pardonnais ce genre de comportement lorsque tu étais encore une petite fille, mais là, tu vas trop loin !

_ Que veut-il dire ? interrogea Ron du regard.

_ Plus tard, promis, souffla t-elle.

Ses parents semblaient dans une rage folle. Il fallut des heures d’explications de la part du jeune couple et de nombreuses excuses pour qu’ils comprennent que leur fille avait fait cela dans l’unique but des les protéger, de leur éviter la torture, voire la mort, par des mangemorts qui n’auraient pas hésité pour obtenir la moindre bribe d’information sur Potter.
Il n’était pas secret dans le monde de la sorcellerie qu’Hermione Granger était la meilleure amie de Harry Potter depuis ce jour d’halloween, en première année, où lui et Ron l’avaient sauvée d’un troll géant des montagnes (introduit dans l’école par Quirell) dans les toilettes des filles, et que depuis, le trio ne s’était plus quitté. Or il existait un secret bien plus grand, un secret que seules cinq personnes connaissaient dans le monde de la sorcellerie. Une était morte, trois autres se trouvaient là à cet instant précis, quant à la dernière, il s’agissait du professeur Mc Gonagall.

_________________________________________________

Pendant ce temps, en Ecosse, dans le petit village de Cornelly’s Hallow, Harry se dirigeait vers une petite maison à l’écart. Personne ne pouvait la voir, bien entendu, et de loin cela semblait être une cabane en ruine. Lorsqu’il fut devant, le jeune homme procéda comme au 12, square Grimmaud et l’endroit apparut. Il frappa à la porte. Ce fut Dudley qui ouvrit. Il sembla ravi de le voir et le prit dans ses bras, au grand étonnement de Harry.

_ Papa, maman, Holy, tout le monde, venez c’est Harry !

_ Comment ça, Harry ? crièrent plusieurs voix dont certaines lui étaient inconnues.

_ Rentre vite, cousin , tu vas bien ? On a tous entendu à la radio que tu t’étais enfui d’une banque sur un dragon, que tu avais battu Voldemort et que la guerre était finie. Tous les parents se demandaient s’ils pouvaient rentrer chez eux, mais nous n’avons plus vu personne depuis quatre jours. Alors ils peuvent ?

_ Du calme, Dudley, dit Harry, de plus en plus étonné par le comportement de son cousin. Oui, je suis venu vous chercher effectivement, mais qui sont “les parents” et qui est Holy ? Et comment connaissez-vous radio sorcier ?

L’oncle Vernon et la tante Pétunia étaient installés dans le salon avec un autre couple et regardaient la télévision. Dans un coin se tenait une jeune fille de son âge, brune aux yeux verts, plongée dans ce qui semblait à première vue un livre de magie. Tout le monde semblait heureux de le voir, sûrement devant la perspective de rentrer chez eux. Harry craignait que son oncle et sa tante ne retrouvent leur maison sens dessus dessous, les mangemorts y ayant surement cherché des informations à son sujet. Quelques sortilèges et tout serait remis en ordre, même si sa moldue de famille ne voulait pas entendre parler de magie.
Toutefois, avant de partir, il questionna Dudley du regard.

_ Plus tard, Harry, c’est une longue histoire ! Mais je te présente Holy et ses parents. Ce sont des sang-mêlé. Il faudra que je t’explique tout ça, hein cousin.

Harry allait poser une autre question, mais Dudley l’interrompit, prétextant qu’il devait aller préparer ses bagages. Lorsque les Dursley eurent fini leurs préparatifs, Harry attrapa une vieille casserole et la transforma en portoloin. C’est ce qui lui semblait le plus pratique car, ne maîtrisant pas aussi bien qu’Hermione le transplanage d’escorte, il craignait de les désartibuler. Alors qu’ils s’apprêtaient à partir, il arriva deux événements succins ; tout d’abord, Dudley courut embrasser Holy et lui toucha le ventre en souriant, puis un patronus fit irruption dans la pièce.

_ “Ici Kingsley, Monsieur et Madame Hitchens. Je serai là en fin de soirée, ne bougez pas.”

Hitchens… ce nom disait quelque chose à Harry, mais il ne se souvenait plus où il l’avait vu.
Après avoir expliqué aux Dursley le fonctionnement d’un portoloin, tous déposèrent un doigt dessus. Quelques secondes plus tard, ils se trouvaient dans le salon d’Arabella Figg.

_ Ah ! Harry, mon chéri, contente de te revoir, dit celle-ci, aucunement étonnée de le voir arriver sans avoir prévenu.

_ Bonsoir Mrs Figg, comment allez-vous ?

_ Très bien, je t’en remercie. Les gens de l’Ordre ont remis ma petite maison en état. Tiens, j’ai un petit mot pour toi.

_ Un mot ? De qui ?

_ Une jeune fille rousse avec de longs cheveux. Vraiment mignonne, d’ailleurs. Elle est venue hier avec une autre jeune fille, assez étrange, je dois dire.

_ Ginny ? Luna ?

Harry prit l’enveloppe et l’ouvrit, intrigué (mais sûrement pas autant que les Dursley en découvrant que leur vieille voisine connaissait le monde des sorciers).

Harry,
Luna et moi sommes passées hier, pour vérifier qu’aucun sort n’avait été jeté sur la maison, et nous avons tout remis en ordre, sois sans crainte. J’espère que ton oncle et ta tante seront satisfaits du résultat (tu connais Luna, elle se laisse parfois un peu trop aller…).
Bisous.
Je t’aime.
Ginny
Ps : J’ai récupéré toutes tes affaires pour les déposer au 12, square Grimmaud, j’espère que tu ne m’en voudras pas.
Ps 2 : Harry, papa voudrait te parler, peut-on passer te voir chez toi dans les prochains jours ?
Luna

Une petite étoile était dessinée à côté de son prénom. Un sourire illumina son visage. Ainsi, la femme qu’il aimait et l’une de ses meilleures amies l’avaient devancé.

_ Nous pouvons y aller, la maison est hors de danger, dit Harry à son oncle qui l’interrogeait du regard.

Le petit groupe prit congé de la vieille dame et se dirigea vers le 4 Privet Drive. Le jardin était recouvert d’un magnifique parterre de fleurs, les haies étaient parfaitement taillées. Et l’intérieur étincelait littéralement. Pétunia écarquilla les yeux : jamais sa maison n’avait été aussi propre et rangée.

_ Qui a fait ça ? demanda t-elle à son neveu.

_ Ma petite amie et l’une de mes meilleures amies, dit-il avec fierté. Elles sont passées hier pour remettre tout en état.

_ Tu les remercieras pour nous, dit-elle avec un grand sourire.

Harry n’en revenait pas. Après toutes ces années, son oncle et sa tante semblaient s’être transformés en quelques mois, que s’était-il passé ?

_ STOP ! cria t-il. Ce comportement ne vous ressemble pas, vous avez toujours rejeté tout ce qui avait un rapport avec le monde de la magie ! En seconde année, vous avez enfermé mes affaires tout l’été sous l’escalier et mis un cadenas à la cage d’Hedwige. Et d’un coup, vous voulez que je remercie des sorcières ?

Dudley s’avança :

_ Je suis un peu responsable de tout ça, cousin, je vais t’expliquer. Tout a commencé après notre départ l’été dernier. Kingsley nous a d’abord séparés pour plus de prudence. Papa et maman ont été installés dans une petite maison en France et moi j’ai rejoint une des maisons de l’Ordre, là où étaient cachés d’autres enfants de familles de sorciers.

_ Oui, je connais, Dean et Seamus sont restés un moment dans l’une d’elles avant de retourner se cacher dans la salle sur demande. Continue.

_ C’est là que j’ai rencontré Holy, je l’ai de suite trouvée jolie, mais au début elle ne me regardait pas. Je devais être le seul moldu présent et je ne comprenais pas grand-chose à tout ce qui ce disait.

_ Tu m’étonnes !

_ Jusqu’au jour où ils ont parlé de toi ; tout le monde se demandait où était Harry Potter. C’est là que j’ai répondu sans réfléchir :  “Je connais très bien Harry, je suis son cousin.” Quand ils ont su qui j’étais, ça a tout changé. Tous disaient que je devrais prendre exemple sur toi, qu’ils avaient entendu parler de moi à Poudlard, de ma manie d’attaquer les plus faibles, de maltraiter les plus petits, et du fait que mes parents t’avaient enfermé dans un placard sous l’escalier pendant dix ans. J’avais vraiment honte, je me suis mis à beaucoup réfléchir à mon comportement, je me suis souvenu des détraqueurs. Holy disait : “Ce soir là, Harry t’a sauvé la vie.”

_ Je vois ! Ils n’avaient pas tort, au fond. Et tes réflexions t’ont mené où, Dudley ?

_ J’ai entamé un grand changement, j’ai commencé à m’occuper des plus jeunes avec les membres de l’Ordre, entre autres. Je suis devenu plus participatif à la vie communautaire, je consolais ceux qui apprenaient la mort de leurs parents. Ils m’ont invité à écouter radio sorcier avec eux et j’ai appris des tas de choses sur ton monde. Au début, je ne comprenais pas qui était l’éclair et les deux étoiles qui l’accompagnaient : la colombe et le dragon.

_ Holy a enfin commencé à me parler, j’ai appris que la colombe était une amie à elle, une certaine Hermione Granger, et le dragon, un rouquin du nom de Ron. Au début, elle ne parlait que de vous trois, un peu comme les autres. Elle me racontait des tas de choses sur Poudlard, sur Dumbledore, sur tout ce que tu avais fait depuis ton arrivée à l’école. Comment tu avais affronté un troll des montagnes, un basilic et plein d’autres choses. Je m’en suis voulu, tu sais.

_ Il est clair que tu étais stupide et immature !

_ Oui, admit-il d’un air triste. Je désirais lui plaire, alors j’ai commencé à faire du sport et j’ai fini par perdre presque quinze kilos. Plus je parlais avec elle, plus je tombais sous son charme. Puis un jour, elle m’a embrassé. Nous étions là depuis déjà quatre mois, octobre touchait à sa fin et Kinglsey est venu la chercher, sa mère la réclamait auprès d’elle. J’ai demandé à partir avec Holy et c’est là que tout a changé pour eux dit-il en désignant ses parents.

_ C’est-à-dire ?

_ Ce Kingsley est venu nous voir pour nous dire que Dudley avait déménagé en Ecosse et que si nous désirions, nous pouvions le rejoindre. Vernon commençait à s’ennuyer et je désirais revoir mon fils, alors on a accepté. J’ai vu un changement en lui dès notre arrivée. Il nous a reproché des tas de choses te concernant ainsi que ma sœur Lily. Qu’on aurait dû être fiers, qu’on avait fait de lui un enfant pourri gâté pendant que toi, tu étais traité en esclave. J’ai beaucoup pleuré en l’entendant. Vernon et Dudley se sont fortement disputés et ont cessé de se parler durant un long moment. De mon côté, j’essayais de me lier d’amitié avec les Hitchens car je me sentais très seule. J’ai appris que ton parrain était le cousin de John par alliance. En effet, sa mère se nommait Iola Black et avait épousé un moldu du nom de Bob Hitchens.

_ Quoi ?

_ Oui, Harry, tu as bien entendu. John et Elinor ont le même âge que tes parents, ils étaient à l’école ensemble. Elinor et Lily partageaient le même dortoir à Gryffondor, quant à John il était à Serdaigle mais admirait beaucoup ton père et ses amis. À la fin de leurs études, ils ont tous rejoint l’Ordre, puis Lily et ton père ont dû aller se cacher pour te protéger. Quand ils ont appris leur mort, Elinor était enceinte, ils ont donc appelé leur fille Holy Lily en sa mémoire. Harry, me pardonneras-tu un jour ?

Harry se sentait complétement dépassé par toutes ces informations et par les remords de sa tante et son cousin. Il ne savait que dire et s’ensuivit un profond silence. Vernon lui aussi restait fort silencieux. Il semblait aminci, déprimé et avait pris un coup de vieux, son visage était marqué.

_ Qu’est-il arrivé à Vernon ? finit par demander Harry.

_ Un soir, papa a entendu le nom d’anciens collègues de travail. Un autre soir, nous avons appris que tous les gens de Privet Drive avaient été tués. Il a alors compris qu’on nous cherchait. C’est là qu’il a réalisé que l’Ordre nous avait sauvé la vie en nous cachant loin d’ici, et son comportement envers Kingsley et les Hitchens a changé, du moins un peu. Puis il s’est mis à déprimer : il pleurait soudainement, perdait l’appétit, ne prononçait plus un mot.

_ Et après, que s’est-il passé ?

_ Papa passait ses journées à écouter radio sorcier, espérant entendre de tes nouvelles, mais personne ne savait où tu étais. Maman parlait de Lily avec Elinor pour rattraper le temps passé. Quant à Holy et moi, nous passions nos journées à parler de ton monde et à nous embrasser… Enfin, tu comprends ce que je veux dire, toi aussi tu as une petite amie.

_ Oui, je comprends Dudley, en pensant à Ginny.

_ Puis il s’est passé un fait inattendu, c’était en décembre.

Harry questionna son cousin du regard. Soudain, l’oncle Vernon se leva du canapé, l’ai renfrogné, et parla.

_ Il s’est passé qu’elle attendait un bébé et qu’il était comme toi ! Elle a commencé à faire des choses bizarres. Dudley et Pétunia trouvaient ça très drôle, mais moi, tout ce que je voyais, c’était que j’allais être grand-père d’une chose que je ne contrôlais pas. Les Hitchens m’expliquaient que le bébé utilisait ses dons à travers leur fille. J’avais peur, je n’avais pas su m’y prendre avec toi, j’avais rejeté tout ça et je me suis dit que Dieu m’envoyait là une punition pour mon mauvais comportement à ton égard ! dit-il en se jetant aux pieds de Harry comme pour faire expier ses fautes.

_ Je vois, oncle Vernon.

_ Au début, maman avait un peu peur, mais elle s’est habituée. Par contre, pour papa, ç’a été de mal en pis. Moi, je me suis dit que cet enfant était ma chance de me racheter.

Harry semblait abasourdi. Après avoir pris congé des trois Dursley, il monta dans sa chambre. Ginny avait tout rangé. Sa malle et ses affaires d’école devaient être à Londres car plus rien ne traînait dans la pièce. Il fut reconnaissant envers sa petite amie et décida de ne repartir que le lendemain. Au dîner, Dudley raconta à Harry tout ce qu’il avait entendu à la radio et appris lors de son séjour au centre de l’Ordre : la banque en ruine, l’éclair s’enfuyant sur un vieux dragon avec la colombe et le dragon, puis que l’éclair avait jailli et qu’il fallait rejoindre le sanglier car la bataille commençait, puis plus rien, jusqu’à l’annonce de la mort de Voldemort par l’éclair.

Il raconta comment tous les Hithchens avaient sauté de joie dans la maison avec Pétunia et Dudley. Holy qui l’embrassait en disant qu’elle l’aimait et désirait que Harry et Hermione soient le parrain et la marraine de leur bébé. Puis le silence et l’attente des jours qui avaient suivi, avec l’espoir de rentrer chez eux et de reprendre leur vie.

                                                                                 __________________________________________

De son côté, Mrs Granger fut ravie d’apprendre que sa fille se trouvait enfin en couple avec le jeune Weasley. Pour l’occasion, ils emmenèrent le jeune couple déjeuner dans un petit restaurant de Sydney après avoir transplané (ce qui ne plut guère à Mrs Granger, qui vomit). Nos deux amis passèrent quelques jours à se dorer au soleil et à prendre un repos bien mérité. Puis tous les quatre rejoignirent Londres, par la poudre de cheminette. Ils déposèrent les parents d’Hermione chez eux puis se rendirent au terrier.
Durant ce temps, Harry avait rejoint le 12 square Grimmaud. Les mangemorts y avaient pénétré après leur fuite du Ministère de la Magie. De la vaisselle était répandue dans la cuisine, du travail l’attendait, le repos viendrait plus tard. Il eut cependant de l’aide inattendue.
Le premier à venir fut Kreattur. Celui-ci commença à briquer la cuisine avec une énergie débordante. Quelques heures plus tard, ce furent tous les Weasley ainsi que Fleur, sa sœur et ses parents qui débarquèrent par la cheminée du salon. Tous voulaient aider leur héros, leur ami. Consciente de sa fatigue, Molly lui ordonna d’aller se reposer tandis qu’elle prenait le commandement des opérations.
Le jeune homme ne se fit pas prier. Il monta dans la chambre de Sirius et, après avoir jeté un “Assurdiato”, s’affala sur le lit en ruine et poussiéreux de son parrain, où il tomba de sommeil.
En bas, les conversations allaient bon train, Seamus et Dean avaient eux aussi rejoint la maison de Potter, suivis de près par Neville au bras d’Hannah Abbot, de Luna et de Ginny.

_Papa, je pense que nous devrions agrandir la cuisine, suggéra Ginny. Il y aura souvent du monde à la maison, connaissant Harry, et la table ne me paraît pas assez grande non plus. Quant à la décoration, elle est fade et terne. Il faudrait quelque chose de plus vivant.

_ Tu n’as pas tort, mais nous ne pouvons rien faire sans son accord, ma chérie.

_ Papa ! Je pense connaître Harry un peu mieux que toi et je suis sûre qu’il m’approuverait !

_ Ginny a raison, dirent en chœur George, Seamus et Dean.

_ Kreattur, ton avis compte aussi, es-tu d’accord ? demanda la jeune fille.

_ Kreattur veut bien tout ce qui rendra son Maître heureux. Qu’est-ce que Kreattur peut faire pour aider ?

_ Eh bien, pour commencer, nous dire comment retirer les tableaux des murs, suggéra Molly gentiment. Et si tu pouvais enlever les têtes des anciens elfes de maison aussi, ce serait très gentil de ta part.

_ Très bien, si la maman de Monsieur Ron le demande, Kreattur va aider la maman de Monsieur Ron.

Lorsque Harry se réveilla le lendemain matin, le mur de la cuisine avait été détruit par Seamus et George. La tapisserie de l’arbre généalogique des Black avait disparu. À la place se trouvaient des portraits, peints par magie, de Rémus, Tonks et Sirius (œuvre de Luna) sur le mur du fond. Les deux autres pans étaient blancs, ce qui agrandissait la pièce. Une longue table en bois d’orme s’étendait jusque dans la cuisine. Tous les tableaux des Black avaient disparu des murs et avaient été déposés à la cave en attendant qu’on décide de leur sort. Un seul résistait cependant : celui de la mère de Sirius.
Dans les jours qui suivirent, les Dursley vinrent leur rendre visite en camionnette. Vernon, décidé à se faire pardonner le passé et à remercier Harry d’avoir sauvé la vie de sa famille, lui offrit un réfrigérateur dernier cri ainsi qu’un four, un lave-vaisselle et une machine à laver, prétextant qu’il aurait besoin de tout ça pour débuter sa vie d’homme indépendant. Le plus heureux fut sans nul doute Mr Weasley, intrigué par toutes ces machines moldues. Pétunia, quant à elle, avait apporté du linge de maison. Harry n’osa pas leur dire non. Il fit installer l’électricité dans la maison par l’intermédiaire du Ministère (certains sorciers travaillaient incognito dans le monde moldu), expliquant qu’ayant grandi dans le monde moldu, il désirait que ses futurs enfants soient éduqués dans les deux mondes et ne prennent pas l’habitude de se servir de la magie pour tout.

Le quatrième jour, Luna briquait la salle de bain du premier étage lorsque Harry s’aperçut qu’elle n’était pas seule. Un jeune homme qu’il ne connaissait pas se tenait assez proche d’elle. Il songerait à lui demander plus tard qui il était et pourquoi Xénophilius désirait le voir. Il trouva Minerva et Slughorn occupés à faire disparaître le tableau de Madame Black sous les explications de Kreattur ; Seamus et Dean s’occupaient des têtes d’elfes.

_ Brûlez-les, leur murmura Harry. C’est ce que Sirius aurait voulu.

Tout le rez-de-chaussée de la maison brillait. La vaisselle, réparée par les bons soins des sœurs Patil, trônait dans les placards étincelant de propreté. Le placard de Kreattur fut briqué et transformé en placard à balais. Celui-ci semblait contrarié jusqu’au moment où Harry lui annonça qu’il prendrait la chambre de Regulus comme demeure désormais, dès que celle-ci serait habitable, ce qui mit l’elfe d’excellente humeur. Harry en profita pour descendre à la cave et faire brûler tout ce dont il ne voulait pas dans le poêle. Celle-ci contenait d’horribles objets sentant la magie noire à plein nez. Les Black et leur manie de sang pur… Tout ce que Sirius, son père et lui haïssaient au plus haut point.

Au fil des jours, le 12 square Grimmaud fut la proie des va-et-vient pour aider au grand nettoyage. Même Kingsley se présenta un matin, malgré son emploi du temps chargé de Ministre de la Magie temporaire. Kreattur faisait les courses et cuisinait pour tous avec bonheur de délicieux plats dignes de ceux du collège.
Au bout d’une semaine, ce furent Ron et Hermione qui débarquèrent tout bronzés dans l’ancien QG de l’ordre du Phénix. N’ayant trouvé personne à leur arrivée au Terrier, Ron avait suggéré de rejoindre Harry. Quel ne fut pas leur étonnement en voyant tous les Weasley attablés devant un pudding aux framboises.

Début juillet, le bas étant fini, tout le monde s’attaqua au premier étage. Celui-ci comportait un petit salon, une salle de bain, trois grandes chambres et ce qui devait être un bureau. La dimension de chaque pièce permettait d’assimiler assez rapidement la présence de magie. Hermione, quant à elle, grimpa au second où se trouvaient cinq chambres et une salle de bain. Celle de Sirius, celle de Régulus, de leurs parents Orion et Walburga Black et la dernière, à son grand étonnement, qui était celle d’Andromeda Black, la mère de Teddy. Mais son nom avait été à moitié effacé de la porte, sûrement avec le même sortilège que celui utilisé pour elle et Sirius sur l’arbre généalogique. Elle pénétra dans celle de Régulus et s’attela à créer un petit havre de paix pour Kreattur, redonnant vie au lit de celui-ci, nettoyant les murs, le sol, le plafonnier, les volets. Les rideaux et le linge de maison furent descendus au sous-sol où Molly, Pétunia et Elinor avaient créé une petite buanderie. Pétunia commençait à trouver du bon dans la magie et regrettait presque de ne pas avoir eu les mêmes dons que Lily.

Bientôt, Hermione peignit à l’aide de sa baguette le blason des Serpentard et installa au-dessus de la cheminée un tableau de R.A.B. retrouvé dans la chambre de ses parents, après l’avoir restauré, pour le plus grand ravissement du vieil elfe.
Début août, Harry reçut un hibou de son cousin lui annonçant que le bébé arrivait plus vite que prévu et qu’il devait venir le plus rapidement possible. Molly l’accompagna et ils emmenèrent Holy à Ste Mangouste, après l’avoir trouvée planant dans la chambre de Dudley. Celui-ci, paniqué, ne savait que faire.

_Il m’est arrivé la même chose pour la naissance de Ginny. Harry, il est évident que tu vas avoir une petite-cousine et je pense que ce sera une grande sorcière !

Harry ne put s’empêcher de rire, il se demandait comment son cousin assumerait le fait d’élever une petite sorcière, quant à son oncle…                                                           Il fut décidé qu’Harry resterait auprès du jeune couple (au grand soulagement de Dudley) tandis que Molly rejoindrait les autres. La nouvelle que Dudley attendait une petite fille dotée de pouvoirs magiques fit beaucoup rire au square Grimmaud. En effet, avec tout ce rangement, Harry avait oublié d’en parler. Ginny profita de l’absence d’Harry pour refaire la chambre de Sirius.                                              Hermione avait bien proposé de l’aider, mais elle s’enferma dans la pièce et personne ne la vit en sortir, hormis aux heures des repas, pour jeter des sacs remplis d’ordures ou pour laver draps et rideaux.
Elle commença par réparer et nettoyer les meubles. Puis elle réussit à contrer le sortilège de glue perpétuelle des murs, où se trouvaient des posters de moldues en petite tenue et autres souvenirs de la jeunesse rebelle du jeune Black. Elle mit le blason de Gryffondor sur de magnifiques rideaux rouge et or trouvés sur le chemin de Traverse, qu’elle accrocha autour du lit à baldaquin et à la fenêtre.                        Elle peignit le contour des fenêtres en rouge, installa le magnifique bureau en bois d’ébène qu’elle avait trouvé chez un antiquaire de Londres deux jours plus tôt et relia la cheminée à l’ancienne chambre de Minerva à Poudlard, sur les conseils de celle-ci…

Sur le dernier mur, elle mit des photos des Potter ainsi que quelques clichés pris au cours de leurs années d’école. Cela donnait un magnifique effet, une traînée d’or passait de l’une à l’autre. Lorsqu’elle eut fini, elle appela sa mère et la fit entrer discrètement dans la pièce. En s’approchant du mur aux photos, Molly fut subjuguée. Ce qu’elle avait pris pour une traînée d’or était en fait un phénix ressemblant fort à Fumseck. Elle regarda sa fille avec fierté.

_ Ma chérie, il s’agit là d’une très grande magie ! Tu surpasses déjà tes parents à ton âge !

_ Merci maman, dit-elle en rougissant. J’ai fait ça avec et par amour. Je tiens vraiment à Harry, je veux qu’il soit heureux et qu’il se sente chez lui.

_ Je comprends et je sais qu’il t’aime aussi, Ginny. Mais tu dois penser qu’un jour, toi aussi tu vivras ici, il est donc important que tu te sentes aussi chez toi, que ce soit dans cette chambre ou dans le reste de la maison. Voilà pourquoi je désirais que tu choisisses le mobilier et les peintures avec moi. Ne répète pas ce que je viens de dire à ton père ou à tes frères surtout, je ne pense pas qu’ils soient vraiment prêts à te voir quitter le Terrier.

_ Oh, merci maman ! dit la jeune fille en la serrant fort dans ses bras. J’avais si peur que vous refusiez tous les deux que je passe plus de temps ici.

_ Ginevra Weasley ! J’ai toujours considéré Harry comme mon fils ! C’est un garçon très bien, courageux, ambitieux et intelligent. Je ne pouvais espérer mieux pour ma fille unique.

Ginny en eut les larmes aux yeux. De ses parents, elle avait toujours pensé que le plus ouvert et réceptif était son père. Mais elle venait de comprendre que la sévérité de sa mère cachait une femme qui les aimait plus que tout. Qu’elle avait tenu la maison d’une main de fer pour maintenir des règles et une bonne éducation, plus par obligation face à la folie de son mari que par envie.
Elle savait que, tôt ou tard, Harry lui demanderait sa main et qu’elle dirait oui sans hésiter. Tout comme Hermione dirait oui à Ron. Cela serait génial que leurs mariages aient lieu en même temps, songeait-elle.                                                             La maison du square Grimmaud était spacieuse, cinq chambres et une salle de bain à chaque étage (il y en avait trois), de quoi inviter régulièrement leurs ami(e)s.         Elle était bien placée à Londres et elle pourrait rendre visite à sa famille quand elle le désirerait, ou bien ils viendraient la voir ici car tous aimaient l’homme qu’elle désirait plus que tout épouser.

_ Dis, maman, je pensais faire une chouette blanche en souvenir d’Hedwige, qui serait capable de se déplacer sur tous les murs de la maison, qu’en penses-tu ?

_ C’est une excellente idée, me permets-tu de le faire ?

_ Bien sûr, mais pas un mot aux autres. J’ai interdit à quiconque de m’aider , je voulais tout faire moi-même, j’espère qu’il aimera ma surprise.

_ Promis, tu peux compter sur moi ! Et sois rassurée, il aimera…

à suivre

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De l’amour d’une saga …


Ou comment devenir fan !

L’aventure commença il y a fort longtemps. Je me souviens de la première fois où j’ai eu dans les mains un ouvrage de J. Rowling.

Les deux premiers tomes étaient déjà sortis et ma grand-mère me les avait offerts car à l’époque déjà je travaillais auprès d’enfants, et elle pensait que je leur lirais !

Mais voilà, ils ont trôné un moment sur l’une des étagères de ma bibliothèque et j’ai honte de le dire mais je les avais oubliés… Du moins jusqu’au jour de la sortie du Prisonnier d’Azkaban !

J’ai de suite accroché au résumé et à la couverture, alors j’ai sorti du placard les deux premiers tomes et me suis lancée dans la lecture et là, je n’ai plus jamais décroché !

J’ai sûrement dû les lire des centaines de fois en français et en anglais, sans compter le visionnage des films (pour tout dire je connais les répliques presque par cœur) !

Au fil du temps, mon appartement est devenu la caverne d’Harry Potter, j’ai commencé par acheter tous les magazines puis les différents produits dérivés (bien que je sois encore loin de tout posséder).

C’est ainsi que j’en suis venue à écrire ma propre fanfiction !

Pourquoi cet engouement, me demanderez-vous ?

À mes yeux, cette saga est une immense leçon de vie, de morale et d’éducation civique !

  1. Une forte critique des “élites”

À travers le personnage de Dolorés Ombrage, l’auteur dénonce les actions gouvernementales qui régentent le peuple. En effet, dès que quelque chose la contrarie, celle-ci émet un décret. Les jeunes n’ont alors plus le droit de rire, de s’amuser, de se retrouver entre eux. Les professeurs ne peuvent plus enseigner comme ils le désirent et sont accusés de trahison voire virés sans le moindre sentiment. L’on fait ici face à un juridisme proliférant, interdisant quasiment de vivre, d’inventer, de contester. Poudlard n’est alors plus une école, mais un lieu d’enseignement sous la coupe d’une dictatrice tyrannique !

Johanne Rowling nous décrit d’un côté la famille Malfoy, qui finance le pouvoir et le contrôle par des pots-de-vin, d’un côté. Et de l’autre, Hermione représente le savoir et l’engagement, et les frères Weasley sont l’image de la créativité et de l’entreprise. En clair, le pouvoir de l’argent contre le peuple et ses valeurs humaines.

              2. Le courage face à l’adversité

Le héros du livre affronte le mal dès son entrée à Poudlard. Il endure les épreuves l’une après l’autre sans jamais se plaindre, même lorsque viendra pour lui l’heure de sacrifier sa vie pour mettre fin à celle de Voldemort. Toutes ces épreuves lui donnent la force de survivre et d’avancer jusqu’au moment fatidique.  L’auteur a voulu montrer que malgré les difficultés de la vie, on peut se battre et avancer si l’on est bien entouré ! Car oui, l’amitié est aussi la force de Harry !

                3. Une œuvre moraliste

Elle enseigne la passion de la vérité, le courage, mais aussi la solitude. Ils savent que la vraie bataille se mène seul, sans l’aide des adultes, et qu’ils doivent y faire face, comme dans la chasse aux Horcruxes. Ils se sentent si seuls face à cette tâche qu’ils en oublient un instant qu’ils sont tous les trois ensemble, qu’ils ont fait ce choix il y a longtemps, et se séparent.

Elle pose aussi le problème de la condition des créatures magiques comme les elfes, les centaures etc… Doivent-ils être considérés comme les humains, avec les mêmes droits à la liberté (ce qui ramène à mon sens aux droits des animaux, grand débat actuel, et pour ça je suis du côté d’Hermione) ?

               4. Un appel au pouvoir créatif et à la réflexion !

Les frères Weasley en sont le meilleur exemple. Peu consciencieux dans leurs études, ils sont doués d’une grande force de création qui ne demande qu’à s’exprimer dans un monde où la haine et le mal cherchent sans cesse à s’immiscer. En pleine guerre du bien contre le mal, ils restent le seul magasin ouvert du chemin de traverse car les gens ont besoin de rire, mais dans les tréfonds du mal.

Johanne appelle pour moi ses lecteurs à laisser leur imagination et leurs dons les guider alors même que nous vivons dans un monde terrifiant, étouffé par le capitalisme, les lobbys, le terrorisme, la manipulation médiatique et j’en passe. C’est en unissant nos forces et en suivant nos propres voies, sans se laisser influencer par la société moderne, que la jeunesse pourra changer les choses ! Car comme le dit si bien Dumbledore, nous avons une chose qu’ils n’ont pas : le nombre !

            5. Harry Potter règle son compte à la dictature et à ceux qui l’instiguent  !

L’ascension de Voldemort peut aussi bien être comparée à la montée du nazisme par son obsession de “sang pur” qu’au terrorisme à travers les actes des mangemorts !

Toutefois, Johanne Rowling insuffle l’espoir face à la dictature. En effet, Voldemort se retrouve peu à peu trahi par ses proches (bien qu’il soit un être solitaire et imbu de lui-même). Tout d’abord par Severus, lorsque celui-ci apprend que la femme qu’il aime depuis son enfance risque la mort ; par Queudver, qui a une dette envers Harry qui lui a sauvé la vie ;par Regulus Black, qui découvre son secret sur les Horcruxes et voit le mal en lui et sa façon de manipuler l’esprit des gens ; et enfin par Narcissa Malfoy, qui ne désire qu’une chose : retrouver son fils unique en vie. Comme quoi même le cœur le plus mauvais peut changer !

Je pourrais dire encore bien des choses sur la saga, comme le fait qu’elle soit gayfriendly (cf : l’idylle de Dumbledore et Grindelwald, son goût pour le tricot, etc.), sa critique des journalistes manipulateurs à travers Rita Skeeter…

Ce que la saga m’a enseigné :
  • Un grand savoir peut provoquer une grande douleur (Dumbledore)
  • On ne peut pas vivre sans amour (Voldemort)
  • Lire peut me sauver la vie (Hermione)
  • Ne jamais se fier aux apparences car elles peuvent cacher les plus belles choses (Hagrid)
  • Il y a des causes pour lesquelles on peut sacrifier sa vie, mais aucune ne vaut la peine de tuer (Harry)
  • On ne naît pas méchant, c’est ce que notre entourage nous enseigne qui définit notre vie (Draco)
  • L’obsession peut vous pourrir la vie et vous rendre complètement folle ( Bellatrix)
  • La curiosité peut avoir une grande utilité (M. Weasley)
  • La plupart du temps, ce dont on a besoin, c’est de rire (George et Fred)
  • L’audace est une chose importante (Ginny)
  • La mort d’Hedwige et de bien d’autres m’ont appris la douleur de la disparition d’un être cher
  • Si l’on veut voir dans le cœur des gens, il faut regarder comment ils traitent leurs inférieurs et non leurs égaux
  • Il n’y a rien de plus fort que l’amour d’une mère (rip Lily)
  • L’argent ne fait pas le bonheur (Les Malfoy)
  • Être différent fait de vous une personne forte et au grand cœur (Luna)
  • La plus grande difficulté dans la vie est de trouver qui l’on est réellement
  • Croire en soi vaut mille fois plus que de croire en la chance
  • Les êtres que l’on aime vraiment restent toujours dans nos cœurs
  • Les héros sont parfois cachés là où on ne s’y attend pas (Severus)
  • La loyauté
  • Le courage
  • La persévérance
  • L’entraide
  • L’écoute

Voilà, je pense avoir tout dit.

Take care

Yoru

 

 

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